Sunday, 13 August 2017

EXPLICATION ÉVANGILE 10e Dim. a. l. P.

EXPLICATION ÉVANGILE 10 Dim. a. l. P. ( PdF )
Saint Luc XVIII 9-14
EXLICATION.
— Les Pharisiens jouissaient parmi les Juifs d'une grande influence. Ils affichaient un extrême attachement pour toutes les prescriptions de la religion et de la loi mosaïques, mais ils s'attachaient uniquement aux pratiques extérieures, point du tout à l'esprit.
Les Publicains étaient les fonctionnaires  chargés de la perception des impôts: ils étaient accusés de graves abus dans l'accomplissement de leur charge, et généralement décriés et méprisés.
Le Pharisien et le Publicain prient en même temps: mais quelle différence dans leur prière ! Le Pharisien en réalité ne prie pas, il ne demande rien à Dieu. Il se tient debout, et se contente de faire l'énumération de ses vertus et de ses bonnes œuvres. Il est arrogant dans sa prière, dit Saint Ambroise, vainement enflé de son innocence; il se loue lui-même, il méprise les autres, et se montre bien plus attentif à réclamer la récompense de ses prétendus mérites qu'à implorer la miséricorde de Dieu.
'Le Publicain, se tenant à distance', c'est-à-dire éloigné de l'Autel, convaincu, par le témoignage de sa conscience, que ses péchés le rendent indigne de s'approcher de Dieu.
'Il ne voulait pas même lever les yeux au Ciel',
p. 976
par humilité, respect et modestie.
'Mais il frappait sa poitrine' pour s'accuser de ses péchés, et pour exprimer sa profonde contrition.
'O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur'. Ces mots renferment toutes les conditions de la justification: la contrition, la confession du péché, la demande du pardon et par suite celle de la grâce de Dieu.
Dieu récompense et bénit ces dispositions d'un cœur vraiment contrit et humilié. C'est pourquoi le Sauveur ajoute: 'Celui-ci descendit justifié dans sa maison'.
Le Pharisien au contraire, à cause de son orgueil et de sa complaisance en lui-même, ne pouvait recevoir les faveurs de Dieu. L'orgueil remplissait tellement son cœur, qu'il n'y avait plus de place pour la grâce et la divine Charité.
Nulle vertu sans l'humilité: elle est la condition, la base de toute perfection, parce qu'elle est la condition indispensable de la grâce: 'Dieu résiste aux superbes et il accorde sa grâce aux humbles' ( Saint Jacq. 4 ).

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