Monday, 28 November 2011

SANCTORAL

SANCTORAL
Le Sacrifice, sous quelque forme qu’il puisse se présenter, n’est offert, et ne peut être offert qu’à DIEU seul. Comme Maître souverain et absolu Il a seul le droit au culte d’adoration et nous avons le devoir primordial de le Lui rendre.
Le culte des saints, en premier lieu le culte de la Sainte Vierge Marie, Mère de DIEU, est un culte de vénération, fondé sur le Corps mystique et la communion des saints.
Si finalement ce culte revient à DIEU, il est cependant immédiatement inspiré par la solidarité de tous dans le Christ.
Honorer les saints, c’est honorer le Christ dont ils ont rendu témoignage par le martyre ou une vie qui réalisait héroïquement les devoirs et les vœux du baptême.
Leur triomphe est un triomphe de la grâce du Christ en eux et leurs mérites sont des fruits de sa Passion rédemptrice.
L’Église les honore comme « du Christ » et même leurs restes mortels, leurs reliques, sont entourés de respect.
Dans l’autel du Saint Sacrifice on enchâsse de ces reliques afin de signifier l’union du Corps mystique.
Mais cette union est encore plus prononcée par le Saint Sacrifice que nous offrons en leur honneur.
Dans l’Église du Christ il n’existe rien qui puisse mieux exprimer l’union et la charité de tous que la Sainte Messe [de Saint Pie V avec nomination de ‘Paul VI toujours vivant, seul et unique successeur actuel de Saint Pierre aux yeux de Dieu et des catholiques survivantistes, à l'exclusion de tout autre’ dans la prière ‘In primis’], «lien de la charité et symbole de l’union», comme l’appelle Saint Augustin.
D’autre part, en célébrant les «anniversaires» glorieux des saints, nous voulons leur demander d’être pour nous des protecteurs et des intercesseurs auprès de DIEU. L’honneur que nous leur rendons est toujours accompagné d’une demande d’intercéder pour nous.
Si le Sanctoral ne fait pas partie de l’année liturgique proprement dite, il vient cependant de façon heureuse, se placer à côté d’elle, riche en enseignements et en saints exemples, qui nous aident à mieux profiter des mystères du Christ que nous commémorons chaque année.
LAUDATE DOMINUM
OMNES SANCTI EJUS
M.A.

28 NOVEMBRE

28 NOVEMBRE

Les apparitions de la Sainte Vierge Marie à Sainte Catherine Labouré, en 1830, sont au départ de la grande épopée des apparitions de la Vierge en France au cours du XIXème siècle. Comme à Lourdes vingt-quatre ans plus tard, c’est une enfant sans instruction et prétention que Marie se choisit pour porter au monde son message et demander qu’on l’invoque sous le vocable qui, depuis lors, nous est devenu si familier :

« O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

La médaille qui fut frappée à la demande de la Sainte Vierge s’est répandue dans le monde entier, produisant partout les grâces innombrables qui lui ont valu son nom de ‘médaille miraculeuse’.
Jeune novice au couvent de la rue du Bac lors des apparitions, sœur Catherine Labouré mena jusqu’à sa mort, chez les Filles de la Charité, une vie toute de silence et de simplicité. Elle mourut en 1876 à l’âge de 70 ans. Elle fut canonisée par Pie XII en 1947.

Tuesday, 22 November 2011

YAHWEH

2 DIEU dit à Moïse: « Je suis le Seigneur.
3 Je suis apparu à Abraham, à Isaac et à Jacob comme le DIEU tout-puissant; mais je ne me suis pas fait connaître à eux sous mon nom de YAHWEH. »

EXODE VI, 2 et 3.

Sunday, 20 November 2011

LA PRIÈRE

LA PRIÈRE

Voici le texte de la prière de l'antienne appelée 'Communion' du XXIIIème dimanche après la Pentecôte:

En vérité je vous le dis: tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous le recevrez et il vous sera accordé. (Marc XI 24)
En Latin: Amen dico vobis, quidquid orántes pétitis, crédite quia accipiétis, et fiet vobis.

Moment de la Messe de Saint Pie V où se situe la lecture de la 'Communion'.

Le prêtre s'étant ainsi purifié les doigts, prend la deuxième ablution, nettoie le calice, et le recouvre du voile et de la bourse dans laquelle il a remis le corporal.
Il va alors lire l'antienne appelée 'Communion' dans le missel, que le servant vient de porter au coin de l'épître (à droite de l'autel). Puis il revient au milieu pour dire: Dominus vobiscum. R/ Et cum spíritu tuo. Il retourne au coin de l'épître et lit ou chante la ou les postcommunions correspondant aux collectes et aux secrètes.

Tuesday, 8 November 2011

LES COMMANDEMENTS DE DIEU ET DE L'ÉGLISE ( IV )

LES COMMANDEMENTS DE DIEU ( IV )

Si tu veux entrer dans la vie, observe les Commandements. (Mat. XIX 17)
Saint Matthieu. XIX 16 – 30.
16 Un jeune homme s’approcha de lui : « Maître, dit-il, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit :
17 « Pourquoi me questionnes-tu sur le bien à faire ? DIEU seul est bon. SI TU VEUX ENTRER DANS LA VIE, OBSERVE LES COMMANDEMENTS. » —
18 « Lesquels ? »
Jésus répondit :
« Tu ne tueras point ;
tu ne commettras point d’adultère ;
tu ne voleras point ;
tu ne diras point de faux témoignage ;
19 honore ton père et ta mère ;
tu aimeras ton prochain comme toi-même. »
20 Le jeune homme lui dit : « J’ai observé tout cela depuis mon enfance, que me manque-t-il encore ? » ―
21 « Si tu veux être parfait, dit Jésus, va vendre tes biens, donne-les aux pauvres, et tu auras un trésor dans le Ciel. Puis viens, et suis-moi. »
22 Entendant ces paroles, le jeune homme s’en alla tout triste ; car il avait de grands biens.
23 Et Jésus dit alors à ses disciples : « Je vous le déclare en vérité, il est difficile pour un riche d’entrer dans le royaume des cieux !
24 Je vous le répète : il est plus aisé qu’un chameau passe par le chas d’une aiguille, qu’il ne l’est à un riche d’entrer dans le royaume de DIEU. »
25 À ces mots, ses disciples dirent avec stupéfaction :
« Qui donc peut être sauvé ? »
26 Jésus les regarda, et dit : « Aux hommes cela est impossible, mais tout est possible à DIEU. »
27 Pierre prit alors la parole : « Voyez, dit-il, nous avons tout quitté pour vous suivre ; qu’en sera-t-il pour nous ? »
28 Jésus répondit : « Je vous le déclare en vérité : au jour du renouvellement du monde, quand le Fils de l’homme sera assis sur le trône de gloire, vous qui m’avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël.
29 Et quiconque aura quitté pour moi, frères, sœurs, père, mère, enfants, terres ou maisons, recevra le centuple et possédera la vie éternelle.
30 Plusieurs des premiers seront les derniers ; et plusieurs des derniers seront les premiers. »
Remarque : XIX 17 ; Plusieurs anciens manuscrits portent :
« Pourquoi m’appelles-tu bon ? »

LES COMMANDEMENTS DE DIEU
(tirés d’une prière du soir d’un Missel)

1. Tu adoreras DIEU seul et tu l’aimeras plus que tout.
2. Tu ne prononceras le nom de DIEU qu’avec respect.
3. Tu sanctifieras le jour du Seigneur.
4. Tu honoreras ton père et ta mère.
5. Tu ne tueras pas.
6. Tu ne feras pas d’impureté.
7. Tu ne voleras pas.
8. Tu ne mentiras pas.
9. Tu n’auras pas de désir impur volontaire.
10. Tu ne désireras pas injustement le bien des autres.


COMMANDEMENTS DE L’ÉGLISE

1. Tu sanctifieras les fêtes d’obligation.
2. Tu assisteras à la messe les dimanches et les fêtes d’obligation.
3. Tu te confesseras au moins une fois l’an.
4. Tu communieras chaque année au temps pascal.
5. Tu jeûneras les jours fixés par l’Église.
6. Tu ne mangeras pas de viande les vendredis et les jours fixés par l’Église.

QUE le Seigneur nous bénisse, qu’il nous préserve de tout mal ; qu’en nous faisant garder ses commandements, il nous conduise à la vie éternelle et que, par sa miséricorde, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Ainsi soit-il.

Sunday, 6 November 2011

7 novembre SAINTE MARIE (SERVANTE) - IIIe SIÈCLE-

-

7 novembre
SAINTE MARIE
SERVANTE (IIIe SIÈCLE)

Le courage héroïque que DIEU a donné à la bienheureuse Marie pour confesser le nom de Jésus-Christ, doit nous convaincre qu’il ne distingue ni le sexe, ni la condition dans la distribution de ses grâces. Cette fille était esclave d’un sénateur païen nommé Tertulle, et la seule de la maison qui eût le bonheur de connaître Jésus-Christ. Attentive à obéir à ses maîtres, exacte à les prévenir dans tout ce qui pouvait leur être utile, elle faisait consister l’essentiel de sa piété dans l’accomplissement de toutes ses obligations. Elle rapportait à DIEU tout ce qu’elle faisait ; et, contente d’un état qui lui donnait lieu d’imiter Notre Seigneur Jésus-Christ, qui n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, elle ne pensait qu’à se rendre agréable à ses yeux. Son exactitude à remplir tous ses devoirs la faisait chérir de son maître et des autres personnes de sa maison. Comme elle vivait sous l’empire de Dioclétien, du temps que les chrétiens étaient persécutés, elle demandait sans cesse pour eux la fidélité et la persévérance. Elle mérita aussi pour elle-même la grâce qu’elle avait implorée pour les autres. Tertulle ayant reconnu qu’elle était chrétienne, la fit fouetter cruellement, dans l’espérance qu’elle consentirait, par la crainte des tourments, à changer de religion, et qu’il pourrait alors la garder à son service : il la fit ensuite renfermer, par le même motif, dans un endroit fort obscur, où on ne lui donna, pendant trente jours, que la nourriture nécessaire pour qu’elle ne mourût pas de faim. L’attente de son maître fut trompée ; car tandis qu’elle était dans cette espèce de prison, elle se fortifiait de plus en plus dans la vraie religion. On rapporta au gouverneur que Tertulle avait chez lui une esclave chrétienne qu’il n’avait pas dénoncée, selon que les édits des empereurs le commandaient. Le gouverneur envoya aussitôt chercher Tertulle, et lui fit un crime capital de son silence. Mais quand celui-ci eut dit toutes les raisons qui l’avaient porté à agir ainsi, on le renvoya absous, à condition qu’il livrerait son esclave. Marie fut donc conduite devant le gouverneur, qui voulut en vain la faire renoncer à la religion chrétienne. Tout le peuple qui était présent, voyant la fermeté de cette fille, et traitant son courage d’opiniâtreté, s’écria qu’il fallait la brûler vive. Pendant ces cris confus, Marie priait DIEU de lui donner la constance qu’elle avait si souvent demandée pour les autres ; le gouverneur ne put jamais la persuader de renoncer à Jésus-Christ. « Le DIEU que je sers est avec moi, dit-elle, je crains peu vos menaces. » Le juge voulut voir si elle serait aussi ferme qu’elle le paraissait, quand elle sentirait de vives douleurs, et l’ayant livrée aux bourreaux, elle fut traitée si cruellement que le peuple, qui, un moment auparavant, demandait sa mort, touché de compassion, cria qu’on l’épargnât, et accusa le juge d’inhumanité. Ce dernier, voyant le peuple en émotion, fit cesser les tourments, dont on accablait le corps de Marie, et la laissa sous la garde d’un soldat ; mais cette sainte fille, craignant encore plus de voir sa pudeur exposée sous un tel gardien, que de mourir dans les tourments, trouva moyen de s’échapper et d’aller se cacher dans les roches. On l’honore comme martyre, parce qu’on donnait souvent ce titre à ceux qui avaient souffert généreusement pour Jésus-Christ, comme l’apprennent saint Cyprien et quelques autres écrivains de l’antiquité ecclésiastique.
PRATIQUES.― La vraie piété nous fait remplir les devoirs de notre état, c’est là son premier exercice.
PRIÈRE. — Seigneur, rendez-nous fidèles à tous les devoirs de notre condition, parce que c’est votre volonté, dont nous demandons tous les jours l’accomplissement.

Sunday, 7 August 2011

7 août SAINT GAËTAN, FONDATEUR D’ORDRE (XVIe SIÈCLE)

7 août 
SAINT GAËTAN, FONDATEUR D'ORDRE (XVI e SIÈCLE) 

Issu de l’ancienne et illustre famille des Thienne, Gaëtan vit le jour à Vicence, en 1480, et fut, dès sa naissance, consacré par sa pieuse mère à la très-sainte Vierge. La rare innocence de ses jeunes années lui fit donner, par tous ceux qui le connurent, le surnom de Saint. Après ses études littéraires, il suivit le cours de droit civil et de droit canonique à Padoue, devint docteur dans l’un et l’autre, puis jurisconsulte, et partit enfin pour Rome, où Jules II l’honora de la prélature. Ayant été ordonné prêtre, il se sentit pénétré d’un tel amour pour Jésus-Christ, qu’il abandonna la cour, la prélature et le monde, et se consacra tout entier à DIEU. On le vit alors soigner les pauvres, les malades et les pestiférés. Il bâtit des hôpitaux à ses frais pour les recueillir et les servir de ses propres mains. Le salut des âmes occupa également son zèle. Il se livra à la prédication, à la confession et aux missions. Il n’y avait rien qu’il ne fît pour sauver une âme ; aussi fut-il surnommé le chasseur d’âmes. Cependant, la discipline s’était singulièrement relâchée dans le clergé. Gaëtan, désolé d’une pareille situation, fonda, pour remédier à ce malheur, un nouvel ordre, désigné sous le nom de Clercs réguliers, et qui prit le nom de Théatins, parce qu’il eut pour premier supérieur l’Archevêque de Chiéti, en latin Teate, J.-P. Caraffa, depuis pape sous le nom de Paul IV.
Ces Clercs réguliers devaient renoncer à toute propriété et même à tout revenu ; ils ne devaient rien demander ; les aumônes volontaires, sans être sollicitées, étaient leur seul moyen d’existence. Les règles de l’ordre ayant été approuvées par Clément VII, Gaëtan et Caraffa firent leurs vœux dans la basilique vaticane, et Gaëtan se soumit lui-même à la direction du Père Caraffa. Telle fut l’origine de l’ordre célèbre des Théatins. Lorsqu’ensuite Caraffa fut appelé sur la chaire de saint Pierre, Gaëtan devint supérieur de ses compagnons. Dans la prise et le sac de Rome par le connétable de Bourbon, alors révolté contre Charles-Quint, et à la tête d’une poignée de brigands (1525), notre saint eut cruellement à souffrir de la part de ces brigands, qui espéraient à force de coups et de mauvais traitements, se faire livrer un argent qu’il n’avait pas, car tous ses biens avaient été répandus dans le sein des pauvres. Sa patience fut inaltérable au milieu de ces outrages. Il fut enfin rendu à la liberté, mais faible et tout meurtri. La vie entière de Gaëtan fut un modèle d’abnégation, de pénitence, de charité, de dévoûment et d’humilité. Il mourut en embrassant et baisant son crucifix, en 1547. Clément X le canonisa en 1671.
PRATIQUES. ― Comme des voyageurs au milieu de la tempête, les Saints ont jeté les bien qu’ils avaient, pour se sauver. Aimons, nous aussi, et respectons la pauvreté ; n’attachons pas nos cœurs aux richesses du siècle.
PRIÈRE. ― Ô DIEU qui avez accordé à saint Gaëtan la grâce d’une vie apostolique, accordez-nous par son intercession de mettre, à son exemple, toujours en vous notre confiance, et de ne désirer que les biens célestes.