PENTECÔTE ( 11e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles de l'Évangile avec Explication à la fin
ÉVANGILE. — Saint Marc VII, 31-37
Guérison d'un Sourd-Muet
EN ce temps-là, Jésus quitta le pays de Tyr et vint par Sidon vers la mer de Galilée, en traversant le pays de la Décapole. On lui amena un homme sourd et muet, et on Le suppliait de lui imposer les mains. Alors Jésus le tira à part de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et lui toucha la langue avec sa salive. Puis, levant les yeux au ciel, Il soupira, et lui dit: Éphphéta; c'est-à-dire: Ouvre-toi. Aussitôt ses oreilles furent ouvertes, le lien de sa langue fut dénoué, et il parlait distinctement. Il leur défendit de le dire à personne, mais plus Il le leur défendait, plus ils le publiaient, et ravis d'une admiration sans bornes, ils disaient: Tout ce qu'il a fait est merveilleux! Il a fait entendre les sourds et parler les muets.
Explication. — Ce malade, nous disent les Pères, est l'image de l'humanité déchue, ne pouvant ni entendre la Doctrine du Salut, ni louer et prier Dieu. En présence d'une si grande misère, le Sauveur éprouve un sentiment de profonde pitié.
L'Église, imitant l'action que fit Jésus à l'égard du sourd-muet, a adopté, dès la plus haute antiquité, un rite semblable dans les Cérémonies du Baptême. Le Prêtre met du sel sur la langue de celui qui reçoit le Sacrement, touche son oreille et dit: ouvrez-vous. L'oreille du Baptisé est ouverte à l'enseignement de l'Évangile, et sa
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langue est préparée à rendre témoignage à Dieu et à la vérité.
Ce miracle nous permet de contempler en Jésus-Christ la manifestation de la double nature, humaine et divine. En tant qu'homme, 'Il lève les yeux au Ciel et pousse un soupir': Il prie. Comme Dieu, Il commande à la nature, en disant: 'Ephphéta, ouvrez-vous'; et aussitôt la guérison s'accomplit entière et parfaite.
'Jésus leur défendit d'en rien dire à personne': c'était là une leçon d'humilité et de modestie qu'il leur donnait, et non un précepte rigoureux qui les obligeait à se taire. Aussi bien, leur admiration est à son comble et il leur est impossible d'en retenir l'enthousiaste expression
— Credo.
OFFERTOIRE. —Ps XXIX
Je Vous exalterai, Seigneur, car Vous m'avez relevé, et Vous n'avez pas réjoui mes ennemis à mon sujet: Seigneur, j'ai crié vers Vous et Vous m'avez guéri.
SECRÈTE I. — Regardez, avec bonté, les hommages que Vous rendent vos sujets; que notre offrande Vous soit agréable et qu'elle nous fortifie dans notre faiblesse. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
SECRÈTE II et III ( voir Dim. précéd. )
Préface de la Trinité ( voir Dim. précéd. ) ou p. 599 PDF ( Paroissien des Fidèles).
COMMUNION Prov. III
Fais honneur au Seigneur de tes biens et des prémices de tout ton revenu. Alors tes greniers seront abondamment remplis et tes cuves déborderont de vin.
POSTCOMMUNION I.
— Faites, s'il Vous plaît, Seigneur, qu' en recevant votre Sacrement, nous en ressentions les effets en notre âme et en notre corps, afin que l'un et l'autre y trouvent le salut, et que nous jouissions dans la gloire de la plénitude de ce céleste Remède. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
POSTCOMMUNION II et III ( voir Dim. précéd. )
À 'Magnificat'. —St Marc VII
Ant. Tout ce qu'il a fait est merveilleux ! Il a fait entendre les sourds et parler les muets.
Thursday, 28 July 2016
Wednesday, 27 July 2016
PENTECÔTE ( 11e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles du début au Graduel compris avec Explication de l'Épître
PENTECÔTE ( 11e Dim. après la ) MESSE PARTIES MOBILES Du début au Graduel compris avec l'Explication de l'Épître.
À LA MESSE. —
INTROÏT. — PS. LXVII
DIeu est dans sa Sainte Demeure, Dieu qui fait habiter en sa Maison ceux qui sont d'un même esprit. Lui-même donnera puissance et force à son peuple. Ps. Que Dieu se lève, et que ses ennemis soient dispersés; qu'ils fuient devant sa face, ceux qui le haïssent. V/. Gloire au Père.
COLLECTE I. — Dieu Tout-Puissant et Éternel, qui, par un excès de bonté, dépassez les mérites et les désirs de ceux qui Vous supplient, répandez sur nous votre miséricorde, et nous pardonnant les offenses dont le souvenir nous effraye, accordez-nous les grâces que nous n'osons attendre de nos prières. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
MES frères, je vous rappelle l'Évangile que je vous ai prêché, que vous avez reçu, dans lequel vous persévérez, et par lequel vous serez sauvés, pourvu que vous le gardiez tel que je vous l'ai annoncé; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'ai appris moi-même,
p. 978
que Jésus-Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures; qu'il a été Enseveli, et qu'il est Ressuscité le troisième jour, conformément aux mêmes Écritures; qu'il s'est fait voir à Céphas, puis aux onze Apôtres; qu'ensuite Il a été vu de plus de cinq cents frères réunis, dont la plupart sont encore vivants et quelques-uns se sont endormis. De plus, Il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres; et enfin, après tous les autres, Il s'est montré aussi à moi, qui suis le plus imparfait de tous.Car je suis le moindre des Apôtres, et je ne suis pas digne d'être appelé Apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu. Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce n'a pas été stérile en moi.
Explication.— Saint Paul rappelle ici les principales preuves qui démontrent la Résurrection du Sauveur: I° 'Les Prophéties': toutes les circonstances de la vie de Jésus ont été prédites par les Prophètes; sa Résurrection, en particulier, a été annoncée par David dans les Psaumes, par Jonas, et Isaïe. 2° 'Les Apparitions' du Sauveur ressuscité aux Apôtres: Saint Paul en appelle au témoignage des cinq cents Disciples qui eurent le bonheur de voir Jésus après sa Résurrection, et dont beaucoup vivaient encore à l' époque où il écrivait aux Corinthiens.
'Je suis le moindre des Apôtres': bel exemple d'humilité. Saint Paul confesse ses fautes: 'J'ai persécuté l'Église de Dieu'. Mais Dieu se sert des instruments qu'il Lui plaît de choisir pour l'accomplissement de ses desseins. Il ne méritait même pas le nom d'Apôtre, et cependant le Seigneur a opéré par lui de plus grandes choses que par tous les autres Apôtres, comme il le dit ensuite: 'J'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.' Ne concevons jamais d'orgueil de notre zèle ou de nos bonnes œuvres, tout ce que nous faisons de bien, nous le devons à la grâce de Dieu.
GRADUEL. — Ps. XXVII
Mon cœur a espéré en Dieu et j'ai été secouru, et ma chair a refleuri; aussi je Le louerai de tout mon
p. 979
cœur. V/. Vers Vous, Seigneur, j'ai crié; ô mon Dieu, ne gardez plus le silence et ne Vous éloignez point de moi. Alléluia, alléluia. V/ Faites retentir des chants d'allégresse en l'honneur de Dieu, notre force, des cris de joie en l'honneur du Dieu de Jacob ! Entonnés l'hymne, au son de la harpe et de la cithare! Alléluia.
À LA MESSE. —
INTROÏT. — PS. LXVII
DIeu est dans sa Sainte Demeure, Dieu qui fait habiter en sa Maison ceux qui sont d'un même esprit. Lui-même donnera puissance et force à son peuple. Ps. Que Dieu se lève, et que ses ennemis soient dispersés; qu'ils fuient devant sa face, ceux qui le haïssent. V/. Gloire au Père.
COLLECTE I. — Dieu Tout-Puissant et Éternel, qui, par un excès de bonté, dépassez les mérites et les désirs de ceux qui Vous supplient, répandez sur nous votre miséricorde, et nous pardonnant les offenses dont le souvenir nous effraye, accordez-nous les grâces que nous n'osons attendre de nos prières. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
MES frères, je vous rappelle l'Évangile que je vous ai prêché, que vous avez reçu, dans lequel vous persévérez, et par lequel vous serez sauvés, pourvu que vous le gardiez tel que je vous l'ai annoncé; autrement vous auriez cru en vain. Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'ai appris moi-même,
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que Jésus-Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures; qu'il a été Enseveli, et qu'il est Ressuscité le troisième jour, conformément aux mêmes Écritures; qu'il s'est fait voir à Céphas, puis aux onze Apôtres; qu'ensuite Il a été vu de plus de cinq cents frères réunis, dont la plupart sont encore vivants et quelques-uns se sont endormis. De plus, Il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres; et enfin, après tous les autres, Il s'est montré aussi à moi, qui suis le plus imparfait de tous.Car je suis le moindre des Apôtres, et je ne suis pas digne d'être appelé Apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église de Dieu. Mais c'est par la grâce de Dieu que je suis ce que je suis, et sa grâce n'a pas été stérile en moi.
Explication.— Saint Paul rappelle ici les principales preuves qui démontrent la Résurrection du Sauveur: I° 'Les Prophéties': toutes les circonstances de la vie de Jésus ont été prédites par les Prophètes; sa Résurrection, en particulier, a été annoncée par David dans les Psaumes, par Jonas, et Isaïe. 2° 'Les Apparitions' du Sauveur ressuscité aux Apôtres: Saint Paul en appelle au témoignage des cinq cents Disciples qui eurent le bonheur de voir Jésus après sa Résurrection, et dont beaucoup vivaient encore à l' époque où il écrivait aux Corinthiens.
'Je suis le moindre des Apôtres': bel exemple d'humilité. Saint Paul confesse ses fautes: 'J'ai persécuté l'Église de Dieu'. Mais Dieu se sert des instruments qu'il Lui plaît de choisir pour l'accomplissement de ses desseins. Il ne méritait même pas le nom d'Apôtre, et cependant le Seigneur a opéré par lui de plus grandes choses que par tous les autres Apôtres, comme il le dit ensuite: 'J'ai travaillé plus qu'eux tous, non pas moi pourtant, mais la grâce de Dieu qui est avec moi.' Ne concevons jamais d'orgueil de notre zèle ou de nos bonnes œuvres, tout ce que nous faisons de bien, nous le devons à la grâce de Dieu.
GRADUEL. — Ps. XXVII
Mon cœur a espéré en Dieu et j'ai été secouru, et ma chair a refleuri; aussi je Le louerai de tout mon
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cœur. V/. Vers Vous, Seigneur, j'ai crié; ô mon Dieu, ne gardez plus le silence et ne Vous éloignez point de moi. Alléluia, alléluia. V/ Faites retentir des chants d'allégresse en l'honneur de Dieu, notre force, des cris de joie en l'honneur du Dieu de Jacob ! Entonnés l'hymne, au son de la harpe et de la cithare! Alléluia.
PE
Saturday, 23 July 2016
PENTECÔTE ( 10e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles de l'Évangile avec Explication à la fin
PENTECÔTE ( 10e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles de l'Évangile avec Explication à la fin
ÉVANGILE. — St Luc XVIII 9-14
Le Pharisien et le Publicain
EN ce temps-là, Jésus dit cette parabole à quelques-uns qui, se croyant justes, mettaient leur confiance en eux-mêmes et méprisaient les autres: Deux hommes montèrent au Temple pour prier; l'un était Pharisien et l'autre Publicain. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: Ô Dieu, je Vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni même comme ce Publicain. Je jeûne deux fois la semaine; je donne la dîme de tout ce que je possède. Quant au Publicain, il se tenait à l'écart et n'osait pas même lever les yeux au Ciel; mais il se frappait la poitrine et disait: Ô mon Dieu, ayez pitié de moi, qui suis un pécheur! Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
Explication. — Les Pharisiens jouissaient parmi les Juifs d'une grande influence. Ils affichaient un extrême attachement pour toutes les prescriptions de la religion et de la loi mosaïques, mais ils s'attachaient uniquement aux pratiques extérieures, point du tout à l'esprit. Les Publicains étaient les fonctionnaires chargés de la perception des impôts: ils étaient accusés de graves abus dans l'accomplissement de leur charge, et généralement décriés et méprisés.
Le Pharisien et le Publicain prient en même temps: mais quelle différence dans leur prière ! Le Pharisien en réalité ne prie pas, il ne demande rien à Dieu. Il se tient debout, et se contente de faire l'énumération de ses vertus et de ses bonnes œuvres. Il est arrogant dans sa prière, dit St Ambroise, vainement enflé de son innocence; il se loue lui-même, il méprise les autres, et se montre bien plus attentif à réclamer la récompense de ses prétendus mérites qu'à implorer la miséricorde de Dieu.
Le 'Publicain, se tenant à distance', c'est-à-dire éloigné de l'Autel, convaincu, par le témoignage de sa conscience, que ses péchés le rendent indigne de s'approcher de Dieu. 'Il ne voulait pas même lever les yeux au Ciel ',
p. 975
par humilité, respect et modestie. 'Mais il frappait sa poitrine' pour s'accuser de ses péchés, et pour exprimer sa profonde contrition. 'O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur'. Ces mots renferment toutes les conditions de la justification: la contrition, la confession du péché, la demande du pardon et par suite celle de la grâce de Dieu. Dieu récompense et bénit ces dispositions d'un cœur vraiment contrit et humilié. C'est pourquoi le Sauveur ajoute: 'Celui-ci descendit justifié dans sa maison'.
Le Pharisien au contraire, à cause de son orgueil et de sa complaisance en lui-même, ne pouvait recevoir les faveurs de Dieu. L'orgueil remplissait tellement son cœur, qu'il n'y avait plus de place pour la grâce et la divine Charité.
Nulle vertu sans l'humilité: elle est la condition, la base de toute perfection, parce qu'elle est la condition indispensable de la grâce: 'Dieu résiste aux superbes et Il accorde sa grâce aux humbles. ( St Jacq. IV )
OFFERTOIRE. — Ps. XXIV
Vers Vous, Seigneur, j'ai élevé mon âme; mon Dieu, en Vous, je me confie, je n'aurai point à en rougir; que mes ennemis ne se rient point de moi, car aucun de ceux qui se confient en Vous ne sera confondu.
SECRÈTE I. — À Vous, Seigneur, est dû l'hommage de nos Sacrifices, car c'est Vous qui, en nous permettant de les offrir à la gloire de votre Nom, en avez fait le remède de nos âmes. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
COMMUNION. — Ps. L
Vous agréerez un sacrifice de justice, des oblations et des holocaustes, sur votre Autel, ô Seigneur.
POSTCOMMUNION I. ( POSTCOMMUNION II et III: Dim. préc. )
— Seigneur notre Dieu, nous supplions votre Bonté de ne point priver de votre
p. 977
secours ceux que Vous ne cessez de nourrir de vos divins Sacrements. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
À 'Magnificat'. — St Luc XVIII
Ant. Celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
ÉVANGILE. — St Luc XVIII 9-14
Le Pharisien et le Publicain
EN ce temps-là, Jésus dit cette parabole à quelques-uns qui, se croyant justes, mettaient leur confiance en eux-mêmes et méprisaient les autres: Deux hommes montèrent au Temple pour prier; l'un était Pharisien et l'autre Publicain. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: Ô Dieu, je Vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni même comme ce Publicain. Je jeûne deux fois la semaine; je donne la dîme de tout ce que je possède. Quant au Publicain, il se tenait à l'écart et n'osait pas même lever les yeux au Ciel; mais il se frappait la poitrine et disait: Ô mon Dieu, ayez pitié de moi, qui suis un pécheur! Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
Explication. — Les Pharisiens jouissaient parmi les Juifs d'une grande influence. Ils affichaient un extrême attachement pour toutes les prescriptions de la religion et de la loi mosaïques, mais ils s'attachaient uniquement aux pratiques extérieures, point du tout à l'esprit. Les Publicains étaient les fonctionnaires chargés de la perception des impôts: ils étaient accusés de graves abus dans l'accomplissement de leur charge, et généralement décriés et méprisés.
Le Pharisien et le Publicain prient en même temps: mais quelle différence dans leur prière ! Le Pharisien en réalité ne prie pas, il ne demande rien à Dieu. Il se tient debout, et se contente de faire l'énumération de ses vertus et de ses bonnes œuvres. Il est arrogant dans sa prière, dit St Ambroise, vainement enflé de son innocence; il se loue lui-même, il méprise les autres, et se montre bien plus attentif à réclamer la récompense de ses prétendus mérites qu'à implorer la miséricorde de Dieu.
Le 'Publicain, se tenant à distance', c'est-à-dire éloigné de l'Autel, convaincu, par le témoignage de sa conscience, que ses péchés le rendent indigne de s'approcher de Dieu. 'Il ne voulait pas même lever les yeux au Ciel ',
p. 975
par humilité, respect et modestie. 'Mais il frappait sa poitrine' pour s'accuser de ses péchés, et pour exprimer sa profonde contrition. 'O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur'. Ces mots renferment toutes les conditions de la justification: la contrition, la confession du péché, la demande du pardon et par suite celle de la grâce de Dieu. Dieu récompense et bénit ces dispositions d'un cœur vraiment contrit et humilié. C'est pourquoi le Sauveur ajoute: 'Celui-ci descendit justifié dans sa maison'.
Le Pharisien au contraire, à cause de son orgueil et de sa complaisance en lui-même, ne pouvait recevoir les faveurs de Dieu. L'orgueil remplissait tellement son cœur, qu'il n'y avait plus de place pour la grâce et la divine Charité.
Nulle vertu sans l'humilité: elle est la condition, la base de toute perfection, parce qu'elle est la condition indispensable de la grâce: 'Dieu résiste aux superbes et Il accorde sa grâce aux humbles. ( St Jacq. IV )
OFFERTOIRE. — Ps. XXIV
Vers Vous, Seigneur, j'ai élevé mon âme; mon Dieu, en Vous, je me confie, je n'aurai point à en rougir; que mes ennemis ne se rient point de moi, car aucun de ceux qui se confient en Vous ne sera confondu.
SECRÈTE I. — À Vous, Seigneur, est dû l'hommage de nos Sacrifices, car c'est Vous qui, en nous permettant de les offrir à la gloire de votre Nom, en avez fait le remède de nos âmes. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
SECRÈTE II et III ( Voir Dim. préc. )Préface de la Trinité ( voir Dim. pré. )
COMMUNION. — Ps. L
Vous agréerez un sacrifice de justice, des oblations et des holocaustes, sur votre Autel, ô Seigneur.
POSTCOMMUNION I. ( POSTCOMMUNION II et III: Dim. préc. )
— Seigneur notre Dieu, nous supplions votre Bonté de ne point priver de votre
p. 977
secours ceux que Vous ne cessez de nourrir de vos divins Sacrements. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
À 'Magnificat'. — St Luc XVIII
Ant. Celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
PENTECÔTE ( 10e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles de l'Évangile avec Explication à la fin
PENTECÔTE ( 10e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles de l'Évangile avec Explication à la fin
ÉVANGILE. — St Luc XVIII 9-14
Le Pharisien et le Publicain
EN ce temps-là, Jésus dit cette parabole à quelques-uns qui, se croyant justes, mettaient leur confiance en eux-mêmes et méprisaient les autres: Deux hommes montèrent au Temple pour prier; l'un était Pharisien et l'autre Publicain. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: Ô Dieu, je Vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni même comme ce Publicain. Je jeûne deux fois la semaine; je donne la dîme de tout ce que je possède. Quant au Publicain, il se tenait à l'écart et n'osait pas même lever les yeux au Ciel; mais il se frappait la poitrine et disait: Ô mon Dieu, ayez pitié de moi, qui suis un pécheur! Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
Explication. — Les Pharisiens jouissaient parmi les Juifs d'une grande influence. Ils affichaient un extrême attachement pour toutes les prescriptions de la religion et de la loi mosaïques, mais ils s'attachaient uniquement aux pratiques extérieures, point du tout à l'esprit. Les Publicains étaient les fonctionnaires chargés de la perception des impôts: ils étaient accusés de graves abus dans l'accomplissement de leur charge, et généralement décriés et méprisés.
Le Pharisien et le Publicain prient en même temps: mais quelle différence dans leur prière ! Le Pharisien en réalité ne prie pas, il ne demande rien à Dieu. Il se tient debout, et se contente de faire l'énumération de ses vertus et de ses bonnes œuvres. Il est arrogant dans sa prière, dit St Ambroise, vainement enflé de son innocence; il se loue lui-même, il méprise les autres, et se montre bien plus attentif à réclamer la récompense de ses prétendus mérites qu'à implorer la miséricorde de Dieu.
Le 'Publicain, se tenant à distance', c'est-à-dire éloigné de l'Autel, convaincu, par le témoignage de sa conscience, que ses péchés le rendent indigne de s'approcher de Dieu. 'Il ne voulait pas même lever les yeux au Ciel ',
p. 975
par humilité, respect et modestie. 'Mais il frappait sa poitrine' pour s'accuser de ses péchés, et pour exprimer sa profonde contrition. 'O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur'. Ces mots renferment toutes les conditions de la justification: la contrition, la confession du péché, la demande du pardon et par suite celle de la grâce de Dieu. Dieu récompense et bénit ces dispositions d'un cœur vraiment contrit et humilié. C'est pourquoi le Sauveur ajoute: 'Celui-ci descendit justifié dans sa maison'.
Le Pharisien au contraire, à cause de son orgueil et de sa complaisance en lui-même, ne pouvait recevoir les faveurs de Dieu. L'orgueil remplissait tellement son cœur, qu'il n'y avait plus de place pour la grâce et la divine Charité.
Nulle vertu sans l'humilité: elle est la condition, la base de toute perfection, parce qu'elle est la condition indispensable de la grâce: 'Dieu résiste aux superbes et Il accorde sa grâce aux humbles. ( St Jacq. IV )
OFFERTOIRE. — Ps. XXIV
Vers Vous, Seigneur, j'ai élevé mon âme; mon Dieu, en Vous, je me confie, je n'aurai point à en rougir; que mes ennemis ne se rient point de moi, car aucun de ceux qui se confient en Vous ne sera confondu.
SECRÈTE I. — À Vous, Seigneur, est dû l'hommage de nos Sacrifices, car c'est Vous qui, en nous permettant de les offrir à la gloire de votre Nom, en avez fait le remède de nos âmes. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
COMMUNION. — Ps. L
Vous agréerez un sacrifice de justice, des oblations et des holocaustes, sur votre Autel, ô Seigneur.
POSTCOMMUNION I. ( POSTCOMMUNION II et III: Dim. préc. )
— Seigneur notre Dieu, nous supplions votre Bonté de ne point priver de votre
p. 977
secours ceux que Vous ne cessez de nourrir de vos divins Sacrements. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
À 'Magnificat'. — St Luc XVIII
Ant. Celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
ÉVANGILE. — St Luc XVIII 9-14
Le Pharisien et le Publicain
EN ce temps-là, Jésus dit cette parabole à quelques-uns qui, se croyant justes, mettaient leur confiance en eux-mêmes et méprisaient les autres: Deux hommes montèrent au Temple pour prier; l'un était Pharisien et l'autre Publicain. Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: Ô Dieu, je Vous rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ni même comme ce Publicain. Je jeûne deux fois la semaine; je donne la dîme de tout ce que je possède. Quant au Publicain, il se tenait à l'écart et n'osait pas même lever les yeux au Ciel; mais il se frappait la poitrine et disait: Ô mon Dieu, ayez pitié de moi, qui suis un pécheur! Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
Explication. — Les Pharisiens jouissaient parmi les Juifs d'une grande influence. Ils affichaient un extrême attachement pour toutes les prescriptions de la religion et de la loi mosaïques, mais ils s'attachaient uniquement aux pratiques extérieures, point du tout à l'esprit. Les Publicains étaient les fonctionnaires chargés de la perception des impôts: ils étaient accusés de graves abus dans l'accomplissement de leur charge, et généralement décriés et méprisés.
Le Pharisien et le Publicain prient en même temps: mais quelle différence dans leur prière ! Le Pharisien en réalité ne prie pas, il ne demande rien à Dieu. Il se tient debout, et se contente de faire l'énumération de ses vertus et de ses bonnes œuvres. Il est arrogant dans sa prière, dit St Ambroise, vainement enflé de son innocence; il se loue lui-même, il méprise les autres, et se montre bien plus attentif à réclamer la récompense de ses prétendus mérites qu'à implorer la miséricorde de Dieu.
Le 'Publicain, se tenant à distance', c'est-à-dire éloigné de l'Autel, convaincu, par le témoignage de sa conscience, que ses péchés le rendent indigne de s'approcher de Dieu. 'Il ne voulait pas même lever les yeux au Ciel ',
p. 975
par humilité, respect et modestie. 'Mais il frappait sa poitrine' pour s'accuser de ses péchés, et pour exprimer sa profonde contrition. 'O Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur'. Ces mots renferment toutes les conditions de la justification: la contrition, la confession du péché, la demande du pardon et par suite celle de la grâce de Dieu. Dieu récompense et bénit ces dispositions d'un cœur vraiment contrit et humilié. C'est pourquoi le Sauveur ajoute: 'Celui-ci descendit justifié dans sa maison'.
Le Pharisien au contraire, à cause de son orgueil et de sa complaisance en lui-même, ne pouvait recevoir les faveurs de Dieu. L'orgueil remplissait tellement son cœur, qu'il n'y avait plus de place pour la grâce et la divine Charité.
Nulle vertu sans l'humilité: elle est la condition, la base de toute perfection, parce qu'elle est la condition indispensable de la grâce: 'Dieu résiste aux superbes et Il accorde sa grâce aux humbles. ( St Jacq. IV )
OFFERTOIRE. — Ps. XXIV
Vers Vous, Seigneur, j'ai élevé mon âme; mon Dieu, en Vous, je me confie, je n'aurai point à en rougir; que mes ennemis ne se rient point de moi, car aucun de ceux qui se confient en Vous ne sera confondu.
SECRÈTE I. — À Vous, Seigneur, est dû l'hommage de nos Sacrifices, car c'est Vous qui, en nous permettant de les offrir à la gloire de votre Nom, en avez fait le remède de nos âmes. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
SECRÈTE II et III ( Voir Dim. préc. )Préface de la Trinité ( voir Dim. pré. )
COMMUNION. — Ps. L
Vous agréerez un sacrifice de justice, des oblations et des holocaustes, sur votre Autel, ô Seigneur.
POSTCOMMUNION I. ( POSTCOMMUNION II et III: Dim. préc. )
— Seigneur notre Dieu, nous supplions votre Bonté de ne point priver de votre
p. 977
secours ceux que Vous ne cessez de nourrir de vos divins Sacrements. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
À 'Magnificat'. — St Luc XVIII
Ant. Celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l'autre; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.
Friday, 22 July 2016
PENTECÔTE ( 10 Dim. après la ) Messe jusqu'au Graduel compris
PENTECÔTE ( 10 Dim. après la ) Messe jusqu'au Graduel
INTROÏT. — Ps. LIV.
J'AI poussé des cris vers le Seigneur, et Il a entendu ma voix. Il m'a protégé contre ceux qui m'attaquent, et Celui qui est avant les siècles et pour l'éternité, les a humiliés: reposez-vous sur le Seigneur et Lui-même vous soutiendra. Ps. Exaucez, ô Dieu, ma prière et ne rejetez pas mon humble supplication, regardez-moi, et exaucez-moi. V/. Gloire au Père.
COLLECTE I. — Ô Dieu, qui signalez principalement votre Puissance en pardonnant au pécheur et en compatissant à sa misère, répandez sur nous l'abondance de vos miséricordes, afin qu'après avoir soupiré, sur la terre, après les biens que Vous avez promis, nous en soyons rendus participants dans le Ciel. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
COLLECTE II et III ( voir Dimanche précédent).
ÉPÎTRE. — St Paul aux Corinthiens I, XII 2-11.
Les Opérations du Saint-Esprit.
MES frères, vous savez qu'étant païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous y étiez conduits. Apprenez donc qu'aucun Homme, s'il parle dans l'Esprit de Dieu, ne dit: Jésus est anathème; et personne ne peut dire: Jésus est le Seigneur, sinon par l'Esprit-Saint. À la vérité, il y a diversité de dons, mais c'est le même Esprit; diversité de ministères, mais c'est le même Seigneur; diversité d'opérations, mais c'est le même Dieu qui opère tout en tous. La manifestation de l'Esprit est donnée à chacun pour l'utilité de l'Église. L'un reçoit du Saint-Esprit le don de parler avec sagesse; l'autre reçoit du même Esprit le don de parler avec science; celui-ci reçoit la foi par le même Esprit, celui-là reçoit du même Esprit la grâce de guérir les maladies. L'un obtient le don des Miracles; l'autre, le don de Prophéties; celui-ci, le discernement des esprits; celui-là, le don de parler diverses langues; un autre le don de les interpréter. Mais, c'est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun, comme il Lui plaît.
Explication. — Dans cette Épître, St Paul nous parle des 'dons spirituels', grâces spéciales accordées à certains Fidèles, non pour leur propre sanctification, mais pour le bien général de l'Église: ils diffèrent donc et de la grâce sanctifiante et des dons du Saint-Esprit. Ces dons, ainsi que les manifestations extraordinaires auxquelles ils donnaient lieu, fréquents à l'origine de l'Église, sont devenus par la suite de plus en plus rares, sans pourtant avoir disparu tout à fait. Laissons-les rapidement en revue.
La 'parole de Sagesse' n'est pas simplement la connaissance des Mystères les plus profonds de la religion, c'est en outre le don surnaturel de les expliquer dont l'Esprit-Saint gratifie parfois des âmes simples et sans étude, comme Il fit pour les Apôtres. La 'parole de Science est le don qui a pour effet de savoir enseigner et mettre à la portée de tous les esprits les Vérités essentielles de la Religion que tous doivent connaître. Ce serait le don
p. 974
propre aux Docteurs. — La 'Foi' désigne ici, non la Vertu Théologale qui porte ce nom, et qui est nécessaire à tous, mais le degré de foi extraordinaire qui fait ou obtient les Miracles. — Le 'don des guérisons': comme l'ombre de St Pierre ( Act. V ) et les linges dont St Paul avait fait usage ( Act. XIX ) qui guérissaient les malades et chassaient les démons. — Le 'don des Miracles' semble représenter un degré supérieur: ceux qui le possédaient pouvaient opérer des prodiges plus éclatants. — Le 'don de Prophétie' permettait non seulement d'annoncer les événements futurs, mais encore d'enseigner les Vérités de la Foi sous l'action directe du Saint-Esprit. — Le 'discernement des esprits' apprend à distinguer ce qui vient de Dieu de ce qui procède du démon ou de l'esprit de l'homme.
Le 'don des langues' consiste dans la faculté de parler des langues inconnues, une seule ou plusieurs. Mais, pour qu'il serve réellement à l'édification de l'Église, il doit être accompagné du don 'd'interprétation'. ( I Cor. XIV )
'C'est le même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier comme il Lui plaît', c'est-à-dire comme l'exigent les perfections de Dieu, sa Sagesse, sa Bonté, sa Justice.
— Ces 'dons spirituels' sont appelés par les Théologiens 'grâces gratuites, qui, par elles-mêmes, ne rendent pas le Fidèle plus agréable à Dieu. Il faut leur préférer les 'grâces sanctifiante', fruit ordinaire des Sacrements, et condition indispensable du Salut: elles sont accordées à toutes les âmes de bonne volonté sans distinction.
GRADUEL. — Ps. XVI
Gardez-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'œil, sous l'ombre de vos ailes protégez-moi. V/. Que votre bouche prononce mon jugement, que vos yeux voient l'équité ! Alléluia alléluia V/. À vo
Vous, ô mon Dieu, il convient d'adresser nos hymnes en Sion et d'offrir nos vœux en Jérusalem. Alléluia.
p. 975
INTROÏT. — Ps. LIV.
J'AI poussé des cris vers le Seigneur, et Il a entendu ma voix. Il m'a protégé contre ceux qui m'attaquent, et Celui qui est avant les siècles et pour l'éternité, les a humiliés: reposez-vous sur le Seigneur et Lui-même vous soutiendra. Ps. Exaucez, ô Dieu, ma prière et ne rejetez pas mon humble supplication, regardez-moi, et exaucez-moi. V/. Gloire au Père.
COLLECTE I. — Ô Dieu, qui signalez principalement votre Puissance en pardonnant au pécheur et en compatissant à sa misère, répandez sur nous l'abondance de vos miséricordes, afin qu'après avoir soupiré, sur la terre, après les biens que Vous avez promis, nous en soyons rendus participants dans le Ciel. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
COLLECTE II et III ( voir Dimanche précédent).
ÉPÎTRE. — St Paul aux Corinthiens I, XII 2-11.
Les Opérations du Saint-Esprit.
MES frères, vous savez qu'étant païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous y étiez conduits. Apprenez donc qu'aucun Homme, s'il parle dans l'Esprit de Dieu, ne dit: Jésus est anathème; et personne ne peut dire: Jésus est le Seigneur, sinon par l'Esprit-Saint. À la vérité, il y a diversité de dons, mais c'est le même Esprit; diversité de ministères, mais c'est le même Seigneur; diversité d'opérations, mais c'est le même Dieu qui opère tout en tous. La manifestation de l'Esprit est donnée à chacun pour l'utilité de l'Église. L'un reçoit du Saint-Esprit le don de parler avec sagesse; l'autre reçoit du même Esprit le don de parler avec science; celui-ci reçoit la foi par le même Esprit, celui-là reçoit du même Esprit la grâce de guérir les maladies. L'un obtient le don des Miracles; l'autre, le don de Prophéties; celui-ci, le discernement des esprits; celui-là, le don de parler diverses langues; un autre le don de les interpréter. Mais, c'est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun, comme il Lui plaît.
Explication. — Dans cette Épître, St Paul nous parle des 'dons spirituels', grâces spéciales accordées à certains Fidèles, non pour leur propre sanctification, mais pour le bien général de l'Église: ils diffèrent donc et de la grâce sanctifiante et des dons du Saint-Esprit. Ces dons, ainsi que les manifestations extraordinaires auxquelles ils donnaient lieu, fréquents à l'origine de l'Église, sont devenus par la suite de plus en plus rares, sans pourtant avoir disparu tout à fait. Laissons-les rapidement en revue.
La 'parole de Sagesse' n'est pas simplement la connaissance des Mystères les plus profonds de la religion, c'est en outre le don surnaturel de les expliquer dont l'Esprit-Saint gratifie parfois des âmes simples et sans étude, comme Il fit pour les Apôtres. La 'parole de Science est le don qui a pour effet de savoir enseigner et mettre à la portée de tous les esprits les Vérités essentielles de la Religion que tous doivent connaître. Ce serait le don
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propre aux Docteurs. — La 'Foi' désigne ici, non la Vertu Théologale qui porte ce nom, et qui est nécessaire à tous, mais le degré de foi extraordinaire qui fait ou obtient les Miracles. — Le 'don des guérisons': comme l'ombre de St Pierre ( Act. V ) et les linges dont St Paul avait fait usage ( Act. XIX ) qui guérissaient les malades et chassaient les démons. — Le 'don des Miracles' semble représenter un degré supérieur: ceux qui le possédaient pouvaient opérer des prodiges plus éclatants. — Le 'don de Prophétie' permettait non seulement d'annoncer les événements futurs, mais encore d'enseigner les Vérités de la Foi sous l'action directe du Saint-Esprit. — Le 'discernement des esprits' apprend à distinguer ce qui vient de Dieu de ce qui procède du démon ou de l'esprit de l'homme.
Le 'don des langues' consiste dans la faculté de parler des langues inconnues, une seule ou plusieurs. Mais, pour qu'il serve réellement à l'édification de l'Église, il doit être accompagné du don 'd'interprétation'. ( I Cor. XIV )
'C'est le même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier comme il Lui plaît', c'est-à-dire comme l'exigent les perfections de Dieu, sa Sagesse, sa Bonté, sa Justice.
— Ces 'dons spirituels' sont appelés par les Théologiens 'grâces gratuites, qui, par elles-mêmes, ne rendent pas le Fidèle plus agréable à Dieu. Il faut leur préférer les 'grâces sanctifiante', fruit ordinaire des Sacrements, et condition indispensable du Salut: elles sont accordées à toutes les âmes de bonne volonté sans distinction.
GRADUEL. — Ps. XVI
Gardez-moi, Seigneur, comme la prunelle de l'œil, sous l'ombre de vos ailes protégez-moi. V/. Que votre bouche prononce mon jugement, que vos yeux voient l'équité ! Alléluia alléluia V/. À vo
Vous, ô mon Dieu, il convient d'adresser nos hymnes en Sion et d'offrir nos vœux en Jérusalem. Alléluia.
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Thursday, 21 July 2016
PENTECÔTE ( 9e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles sans Explications
PENTECÔTE ( 9e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles sans Explications
INTROÏT. — Ps. LIII
Voici que Dieu est mon secours, et le Seigneur le soutien de mon âme. Détournez sur mes ennemis le mal qu'ils veulent me faire; et, selon votre vérité, dispersez-les, ô Dieu, mon Protecteur. Ps. Ô Dieu, par votre Nom sauvez-moi, et, par votre puissance, délivre-moi. V/. Gloire.
COLLECTE I ( Collecte II et III, voir Dim. Précédent. ) — Que les oreilles de votre Miséricorde, Seigneur, soient ouvertes aux prières de ceux qui L'implorent; et, pour que Vous leur Accordez ce qu'ils
p. 968
désirent de Vous, Faites qu'ils ne Vous demandent que ce qui Vous est agréable. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
ÉPÎTRE. — St Paul aux Corinthiens I, X, 6-13
MES frères, n'ayons point de désirs coupables, comme ils en ont eu. Ne devenez point non plus idôlatre, comme quelques uns d'entre eux, dont il est écrit: « Le peuple s'assit pour manger et pour boire, puis il se leva pour se divertir. » Ne commettons point la fornication, comme quelques uns d'entre eux le firent, et il en périt en un seul jour vingt-trois mille. Ne tentons point le Christ, comme Le tentèrent quelques-uns d'entre eux qui méritent par les serpents. Et ne murmurez point, comme quelques uns d'entre eux murmurèrent, qui périrent par l'Ange exterminateur. Toutes ces choses leur arrivaient en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes venus à la fin des temps. Que celui donc qui croit être ferme prenne garde de tomber. Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces, et même Il vous fera tirer avantage de la tentation, afin que vous puissiez persévérer.
GRADUEL. — Ps. VIII
Seigneur, notre Dieu, que votre Nom est admirable par toute la terre ! V/. Car votre magnificence est élevée par-dessus les cieux. Alléluia, alléluia. V/. Arrachez-moi à mes ennemis, ô mon Dieu; délivre-moi de ceux qui s'élèvent contre moi. Alléluia.
ÉVANGILE. — St. Luc XIX, 41-47
Jésus pleure sur Jérusalem
EN ce temps-là, Jésus approchait de Jérusalem, et à la vue de cette ville, Il pleura sur elle, et dit: Si au moins, en ce jour qui t'est encore donné, tu connaissais, toi aussi, ce qui te procurerait la paix ! Mais maintenant, cela est caché à tes yeux. Pour toi, en effet, viendront des jours où tes ennemis t'envi-
p. 970
ronneront de tranchées, t'enfermeront et te serreront de toutes parts; ils te renverseront à terre, toi et tes enfants qui sont au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée. Puis Il entra dans le temple, se mit à chasser ceux qui y vendaient et y achetaient en leur disant: Il est écrit: Ma Maison est une Maison de prières; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Et il enseignait tous les jours dans le Temple.
— Credo.
OFFERTOIRE. — Ps. XVIII.
Les ordonnances du Seigneur sont droites, elles réjouissent les cœurs; et ses décrets sont plus doux que le miel, que le miel dans ses rayons; aussi votre serviteur les garde.
SECRÈTE I ( SECRÈTE II et III, voir Dim. précé. ) — Faites-nous la grâce, Seigneur, de recevoir souvent et dignement ces saints Mystères parce que chaque fois qu'est offert le Sacrifice, s'accomplit l'œuvre de notre Rédemption. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Préface de la Trinité, p. 599. ( Voir Messe Dim. précédent )
COMMUNION. — St. Jean VI
Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang, demeure en Moi, et Moi en lui, dit le Seigneur.
p. 972
POSTCOMMUNION I ( POSTCOMMUNION II et III, voir Dim. précédents ) — Nous Vous en supplions, Seigneur, faites que notre participation à votre Sacrement nous purifie de plus en plus et nous unisse à Vous. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
À 'Magnificat'. — St Luc XIX.
Ant: Il est écrit: Ma Maison est une Maison de prière pour tous les peuples; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Et il enseignait tous les jours dans le Temple.
INTROÏT. — Ps. LIII
Voici que Dieu est mon secours, et le Seigneur le soutien de mon âme. Détournez sur mes ennemis le mal qu'ils veulent me faire; et, selon votre vérité, dispersez-les, ô Dieu, mon Protecteur. Ps. Ô Dieu, par votre Nom sauvez-moi, et, par votre puissance, délivre-moi. V/. Gloire.
COLLECTE I ( Collecte II et III, voir Dim. Précédent. ) — Que les oreilles de votre Miséricorde, Seigneur, soient ouvertes aux prières de ceux qui L'implorent; et, pour que Vous leur Accordez ce qu'ils
p. 968
désirent de Vous, Faites qu'ils ne Vous demandent que ce qui Vous est agréable. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
ÉPÎTRE. — St Paul aux Corinthiens I, X, 6-13
MES frères, n'ayons point de désirs coupables, comme ils en ont eu. Ne devenez point non plus idôlatre, comme quelques uns d'entre eux, dont il est écrit: « Le peuple s'assit pour manger et pour boire, puis il se leva pour se divertir. » Ne commettons point la fornication, comme quelques uns d'entre eux le firent, et il en périt en un seul jour vingt-trois mille. Ne tentons point le Christ, comme Le tentèrent quelques-uns d'entre eux qui méritent par les serpents. Et ne murmurez point, comme quelques uns d'entre eux murmurèrent, qui périrent par l'Ange exterminateur. Toutes ces choses leur arrivaient en figure, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes venus à la fin des temps. Que celui donc qui croit être ferme prenne garde de tomber. Aucune tentation ne vous est survenue qui n'ait été humaine; et Dieu, qui est fidèle, ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces, et même Il vous fera tirer avantage de la tentation, afin que vous puissiez persévérer.
GRADUEL. — Ps. VIII
Seigneur, notre Dieu, que votre Nom est admirable par toute la terre ! V/. Car votre magnificence est élevée par-dessus les cieux. Alléluia, alléluia. V/. Arrachez-moi à mes ennemis, ô mon Dieu; délivre-moi de ceux qui s'élèvent contre moi. Alléluia.
ÉVANGILE. — St. Luc XIX, 41-47
Jésus pleure sur Jérusalem
EN ce temps-là, Jésus approchait de Jérusalem, et à la vue de cette ville, Il pleura sur elle, et dit: Si au moins, en ce jour qui t'est encore donné, tu connaissais, toi aussi, ce qui te procurerait la paix ! Mais maintenant, cela est caché à tes yeux. Pour toi, en effet, viendront des jours où tes ennemis t'envi-
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ronneront de tranchées, t'enfermeront et te serreront de toutes parts; ils te renverseront à terre, toi et tes enfants qui sont au milieu de toi, et ils ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas connu le temps où tu as été visitée. Puis Il entra dans le temple, se mit à chasser ceux qui y vendaient et y achetaient en leur disant: Il est écrit: Ma Maison est une Maison de prières; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Et il enseignait tous les jours dans le Temple.
— Credo.
OFFERTOIRE. — Ps. XVIII.
Les ordonnances du Seigneur sont droites, elles réjouissent les cœurs; et ses décrets sont plus doux que le miel, que le miel dans ses rayons; aussi votre serviteur les garde.
SECRÈTE I ( SECRÈTE II et III, voir Dim. précé. ) — Faites-nous la grâce, Seigneur, de recevoir souvent et dignement ces saints Mystères parce que chaque fois qu'est offert le Sacrifice, s'accomplit l'œuvre de notre Rédemption. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Préface de la Trinité, p. 599. ( Voir Messe Dim. précédent )
COMMUNION. — St. Jean VI
Celui qui mange ma Chair et boit mon Sang, demeure en Moi, et Moi en lui, dit le Seigneur.
p. 972
POSTCOMMUNION I ( POSTCOMMUNION II et III, voir Dim. précédents ) — Nous Vous en supplions, Seigneur, faites que notre participation à votre Sacrement nous purifie de plus en plus et nous unisse à Vous. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
À 'Magnificat'. — St Luc XIX.
Ant: Il est écrit: Ma Maison est une Maison de prière pour tous les peuples; mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. Et il enseignait tous les jours dans le Temple.
Monday, 18 July 2016
PENTECÔTE ( 9e Dim. après la ) Messe Explication Épître et Évangile
PENTECÔTE ( 9e Dim. après la ) Messe Explication Épître et Évangile
ÉPÎTRE. — S. Paul aux Corinthiens I, X 6-13
Épreuves du Juste.
Explication. — 'N'ayons point de désirs coupables', comme les Israélites dans le désert. Les désirs coupables n'ont pas toujours pour objet des choses mauvaises en elles-mêmes; mais il suffit qu'elles soient, pour une raison ou pour une autre, défendues par Dieu dans tel ou tel cas, comme il arriva aux Israélites désirant une autre nourriture que la Manne. — Pour ce qui concerne les désirs coupables relatifs aux choses mauvaises en elles-mêmes, il faut se souvenir que le Baptême, qui a effacé en nous le péché originel, à sans doute affaibli, mais n'a pas détruit entièrement la concupiscence, source de nos malheurs en même temps que de nos péchés. Elle rend l'homme malheureux par ses propres désirs, et plus malheureux encore par la jouissance des faux biens qu'elle lui fait rechercher. Cependant elle ne le rend coupable que par le consentement au mal: et si elle est
p. 969
puissante, la grâce de Jésus-Christ, qui ne lui manque jamais, est encore plus puissante pour lui faire remporter la victoire. Entre toutes les autres, il n'est pas de passion plus tyrannique que celle de l'impureté, il n'est pas de vice qui soit suivi de plus près de son châtiment.
Tenter Jésus-Christ, c'est se plaindre et se défier de sa Providence, ou même, pour les pécheurs endurcis, c'est braver et défier ses châtiments. — Ne murmurez point contre ceux que Dieu à établis pour vous gouverner et qui tiennent sa place; car murmurer contre eux, c'est murmurer contre Dieu même. La crainte et le défiance de soi-même, avec une grande confiance en Dieu, sont les gardiennes de la vertu. Elles lui servent de rempart et d'appui; au lieu que la présomption la ruine. La grâce ne manque jamais à personne; elle est même toujours proportionnée à la puissance de la tentation: nul n'est vaincu que par sa faute. Dieu, toujours fidèle à ses promesses, et qui ne saurait jamais commander rien d'impossible, combat Lui-même pour nous. Si vous ne vous exposez pas vous-même à la tentation, elle deviendra pour vous un bien: vous vous en sortirez plus confiants et plus forts pour les luttes à venir.
ÉVANGILE. — St Luc XIX, 41-47
Jésus pleure sur Jérusalem
Explication. — L'Église présente à nos réflexions la prédiction de la ruine de Jérusalem conjointement avec celle de la fin du monde, deux Dimanches de suite, le 24e après la Pentecôte et le Ier de l'Avent. Dans les lignes suivantes admirons, avec Bossuet, le caractère d'autorité souveraine qui distingue Jésus-Christ paraissant dans le Temple, et son zèle ardent pour la maison de son Père.
« Jésus va descendre au Temple, comme les triomphateurs le pratiquaient ordinairement, même parmi les peuples idolâtres. Car il y avait une notion dans tout le genre humain, qu'il fallait rapporter à la Divinité toute la gloire; que ce qu'il y avait de plus élevé parmi les hommes devait s'abaisser à ses pieds; et qu'à vrai dire, c'était à Dieu seul qu'appartenait le triomphe. C'est pourquoi Il est appelé 'Triomphateur d'Israël'.
Allez donc, ô Sauveur! portez à votre Père dans son Temple la gloire du plus beau triomphe qu'on ait jamais vu parmi les hommes et la figure de tous les autres que Vous devez remporter dans le Ciel, sur toute la terre et sur les enfers.
Jésus-Christ devait paraître dans le Temple, non seulement pour y rendre à Dieu le culte suprême, mais encore comme son Fils: 'comme le fils de la maison': pour y ordonner ce que son Père, qui L'y envoyait, Lui avait prescrit. Ainsi d'abord qu'Il y entre, 'Il regarde, tout et de tous côtés', selon la remarque de Saint Marc. Comme il était tard, Il se retire pour ce jour; mais Il y revient le lendemain. Il en chasse avec autorité les vendeurs et les acheteurs: Il renverse leurs bureaux, leurs tables, leurs chaises, leurs marchandises, leur argent; Il n'épargne pas les personnes qu'Il chassa du Saint Lieu, apparemment à grands coups de fouet, et avec des cordes ramassées, comme Il avait fait autrefois, et en
p. 971
leur disant: 'Ôtez tout cela d'ici, et ne faites pas une maison de trafic de la Maison de mon Père.' Il parle donc, et Il agit, encore un coup, comme le Fils de la maison, et avec une pleine autorité, sans que personne Le contredise...
« Le Temple allait périr; et Jésus, qui va le prédire, comme nous verrons, ne l'ignorait pas; et cependant Il en défend avec tant de zèle et d'autorité la sainteté, pendant qu'il subsiste. C'est donc pour apprendre aux Chrétiens ce qu'ils doivent aux nouveaux Temples, dont le Temple de Jérusalem n'était qu'une faible et imparfaite figure, et infiniment au-dessous des Mystères des Chrétiens, dont Jésus-Christ fait le fond, et où se trouvent Son Saint Corps et Son Sang Précieux. Tremblons, tremblons à la seule vue et à l'approche de ce Sanctuaire !
« Mais 'nous avons toujours un Temple. Notre âme en est un; nos corps en sont un; respectons ce Temple si saintement Consacré, et inséparable de nous-mêmes. N'y laissons entrer, ni même passer rien d'impur ni de profane. Gardons-nous bien de le faire servir à aucun indigne trafic. Respectons 'ce Temple et le Saint-Esprit qui y habite'. »
ÉPÎTRE. — S. Paul aux Corinthiens I, X 6-13
Épreuves du Juste.
Explication. — 'N'ayons point de désirs coupables', comme les Israélites dans le désert. Les désirs coupables n'ont pas toujours pour objet des choses mauvaises en elles-mêmes; mais il suffit qu'elles soient, pour une raison ou pour une autre, défendues par Dieu dans tel ou tel cas, comme il arriva aux Israélites désirant une autre nourriture que la Manne. — Pour ce qui concerne les désirs coupables relatifs aux choses mauvaises en elles-mêmes, il faut se souvenir que le Baptême, qui a effacé en nous le péché originel, à sans doute affaibli, mais n'a pas détruit entièrement la concupiscence, source de nos malheurs en même temps que de nos péchés. Elle rend l'homme malheureux par ses propres désirs, et plus malheureux encore par la jouissance des faux biens qu'elle lui fait rechercher. Cependant elle ne le rend coupable que par le consentement au mal: et si elle est
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puissante, la grâce de Jésus-Christ, qui ne lui manque jamais, est encore plus puissante pour lui faire remporter la victoire. Entre toutes les autres, il n'est pas de passion plus tyrannique que celle de l'impureté, il n'est pas de vice qui soit suivi de plus près de son châtiment.
Tenter Jésus-Christ, c'est se plaindre et se défier de sa Providence, ou même, pour les pécheurs endurcis, c'est braver et défier ses châtiments. — Ne murmurez point contre ceux que Dieu à établis pour vous gouverner et qui tiennent sa place; car murmurer contre eux, c'est murmurer contre Dieu même. La crainte et le défiance de soi-même, avec une grande confiance en Dieu, sont les gardiennes de la vertu. Elles lui servent de rempart et d'appui; au lieu que la présomption la ruine. La grâce ne manque jamais à personne; elle est même toujours proportionnée à la puissance de la tentation: nul n'est vaincu que par sa faute. Dieu, toujours fidèle à ses promesses, et qui ne saurait jamais commander rien d'impossible, combat Lui-même pour nous. Si vous ne vous exposez pas vous-même à la tentation, elle deviendra pour vous un bien: vous vous en sortirez plus confiants et plus forts pour les luttes à venir.
ÉVANGILE. — St Luc XIX, 41-47
Jésus pleure sur Jérusalem
Explication. — L'Église présente à nos réflexions la prédiction de la ruine de Jérusalem conjointement avec celle de la fin du monde, deux Dimanches de suite, le 24e après la Pentecôte et le Ier de l'Avent. Dans les lignes suivantes admirons, avec Bossuet, le caractère d'autorité souveraine qui distingue Jésus-Christ paraissant dans le Temple, et son zèle ardent pour la maison de son Père.
« Jésus va descendre au Temple, comme les triomphateurs le pratiquaient ordinairement, même parmi les peuples idolâtres. Car il y avait une notion dans tout le genre humain, qu'il fallait rapporter à la Divinité toute la gloire; que ce qu'il y avait de plus élevé parmi les hommes devait s'abaisser à ses pieds; et qu'à vrai dire, c'était à Dieu seul qu'appartenait le triomphe. C'est pourquoi Il est appelé 'Triomphateur d'Israël'.
Allez donc, ô Sauveur! portez à votre Père dans son Temple la gloire du plus beau triomphe qu'on ait jamais vu parmi les hommes et la figure de tous les autres que Vous devez remporter dans le Ciel, sur toute la terre et sur les enfers.
Jésus-Christ devait paraître dans le Temple, non seulement pour y rendre à Dieu le culte suprême, mais encore comme son Fils: 'comme le fils de la maison': pour y ordonner ce que son Père, qui L'y envoyait, Lui avait prescrit. Ainsi d'abord qu'Il y entre, 'Il regarde, tout et de tous côtés', selon la remarque de Saint Marc. Comme il était tard, Il se retire pour ce jour; mais Il y revient le lendemain. Il en chasse avec autorité les vendeurs et les acheteurs: Il renverse leurs bureaux, leurs tables, leurs chaises, leurs marchandises, leur argent; Il n'épargne pas les personnes qu'Il chassa du Saint Lieu, apparemment à grands coups de fouet, et avec des cordes ramassées, comme Il avait fait autrefois, et en
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leur disant: 'Ôtez tout cela d'ici, et ne faites pas une maison de trafic de la Maison de mon Père.' Il parle donc, et Il agit, encore un coup, comme le Fils de la maison, et avec une pleine autorité, sans que personne Le contredise...
« Le Temple allait périr; et Jésus, qui va le prédire, comme nous verrons, ne l'ignorait pas; et cependant Il en défend avec tant de zèle et d'autorité la sainteté, pendant qu'il subsiste. C'est donc pour apprendre aux Chrétiens ce qu'ils doivent aux nouveaux Temples, dont le Temple de Jérusalem n'était qu'une faible et imparfaite figure, et infiniment au-dessous des Mystères des Chrétiens, dont Jésus-Christ fait le fond, et où se trouvent Son Saint Corps et Son Sang Précieux. Tremblons, tremblons à la seule vue et à l'approche de ce Sanctuaire !
« Mais 'nous avons toujours un Temple. Notre âme en est un; nos corps en sont un; respectons ce Temple si saintement Consacré, et inséparable de nous-mêmes. N'y laissons entrer, ni même passer rien d'impur ni de profane. Gardons-nous bien de le faire servir à aucun indigne trafic. Respectons 'ce Temple et le Saint-Esprit qui y habite'. »
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