PENTECÔTE ( 8e Dim. ap. la ) Messe Parties mobiles début à fin sans explication
p. 963
INTROÏT. — Ps. XLVII
NOus avons reçu, ô Dieu, votre miséricorde au milieu de votre Temple. Comme votre Nom, Seigneur, ainsi votre Gloire s'est répandue jusqu'aux extrémités de la terre; votre droite est pleine de justice. Ps. Le Seigneur est grand et digne de toute louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne Sainte. V/. Gloire au Père.
COLLECTE. — Nous Vous en supplions, Seigneur, accordez-nous, dans votre Bonté, la grâce de penser et d'agir toujours selon la justice; afin que, ne pouvant subsister sans Vous, nous menions une vie conforme à votre divine Volonté. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
ÉPÎTRE. — St Paul aux Romains VIII, 12-17
La Filiation divine.
MES frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair. Car si vous vivez selon la chair vous mourrez; mais si, par l'Esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez; car tous ceux qui sont conduits par l'Esprit de Dieu, sont enfants de Dieu. En effet, vous n'avez pas reçu un esprit de servitude pour être encore dans la crainte; mais vous avez reçu l'Esprit d'adoption par Lequel nous crions: Abba! Père! Cet Esprit Lui-même rend
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témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers, héritiers de Dieu et cohéritiers de Jésus-Christ.
Voir Explication ( dans ce blog ) article précédent.
GRADUEL. — Ps. XXX
Soyez-moi un Dieu protecteur et un lieu de refuge, pour me sauver. V/. Ô Dieu, en Vous j'ai mis mon espoir; Seigneur, je ne serai pas confondu à jamais. Alléluia, alléluia. V/. Le Seigneur est grand et digne de toute louange, dans la cité de notre Dieu, sur sa montagne Sainte. Alléluia.
ÉVANGILE. — St Luc XVI, 1-9
L'Économe infidèle.
EN ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: Un homme riche avait un économe, et celui-ci fut accusé auprès de lui d'avoir dissipé ses biens. Il l'appela donc, et lui dit: Qu'est-ce que j'entends dire de toi? Rends compte de ton administration, car désormais tu ne pourras plus gérer mes biens. Alors l'économe dit en lui-même: Que faire, puisque mon maître me retire la gestion de ses biens ? Je ne puis travailler la terre, et j'ai honte de mendier. Je sais ce que je ferai, afin que, lorsqu'on m'aura ôté mon emploi, il y ait des gens qui me reçoivent dans leurs maisons. Ayant donc fait appeler chacun des débiteurs de son maître, il dit au premier: Combien dois-tu à mon maître ? Il répondit: Cent mesures d'huile. L'économe lui dit: Prends ton billet, assieds-toi vite, et écris cinquante. Il dit ensuite à un autre: Et toi, combien dois-tu ? Il répondit: Cent mesures de froment. Il lui dit: Prends ton billet, et écris quatre-vingts. Le maître signala, dans cet homme d'iniquité, l'habileté de sa conduite, parce que les enfants de ce siècle sont plus habiles entre eux que les enfants de lumière.
Et Moi Je vous dis: Faites-vous des amis avec les richesses d'iniquité, afin que, lorsque vous quitterez la vie, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels.
Explication ( dans ce blog ) article précédent.
Credo.
p. 966
OFFERTOIRE. — Ps. XVII
Vous sauverez les humbles, Seigneur, et vous humilierez les superbes; car qui est Dieu sinon Vous, Seigneur ?
SECRÈTE. — Recevez, s'il Vous plaît, Seigneur, ces présents que nous tenons de votre libéralité; afin que, par l'effet salutaire de votre grâce, ces Mystères sacrés nous rendent saints durant le cours de la vie présente, et nous fassent arriver aux joies éternelles. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
PRÉFACE de laTrinité ( voir dans ce blog texte Dimanches précédents ).
COMMUNION. Ps. XXXIII
Toutes et voyez combien le Seigneur est doux; heureux l'homme qui espère en Lui.
POSTCOMMUNION. — Que ce divin Mystère, Seigneur, répare en nous la santé de l'âme et du corps; afin que nous ressentions les effets du Sacrement que nous honorons. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
À 'Magnificat'. — St Luc XV
Ant. Que ferai-je, puisque mon maître m'ôte l'administration de son bien ? Je ne puis cultiver la terre, et j'ai honte de mendier. Je sais ce que je ferai, afin que, lorsqu'on m'aura ôté mon emploi, je trouve des gens qui me reçoivent dans leurs maisons.
Monday, 11 July 2016
Saturday, 9 July 2016
PENTECÔTE ( 8e Dim. ap. la ) Explication Épître et Évangile Messe
PENTECÔTE ( 8e Dim. après la ) Explication de l'Épître et de l'Évangile.
Épître. — St Paul aux Romains VIII, 12-17
La Filiation divine
Explication. — 'Si vous vivez selon la chair, vous mourrez'; si vous suivez les désirs de la concupiscence, si vous faites les œuvres de la chair, par lesquelles on entend tout péché grave, vous perdrez la vie de la grâce; vous mourrez dès ce monde, d'une mort spirituelle, qui sera suivie, dans l'autre, de la mort éternelle. Si, au contraire, 'vous mortifiez les œuvres de la chair', si vous réprimez les mauvaises inclinations de votre cœur, si vous les faites mourir en vous, en un mot, 'Si vous mortifiez par l'esprit les œuvres de la chair', vous vivrez d'une vie spirituelle, vie de la sainteté chrétienne sur la terre, qui sera suivie du bonheur éternel dans le Ciel.
On vit selon la chair quand on fait les œuvres, suivant l'esprit et les maximes du monde. On vit selon l'esprit de Jésus-Christ, quand on règle sa conduite sur l'esprit et les maximes de l'Évangile, avec le secours de la grâce.
L'esprit de la Loi de Moïse était un esprit de crainte; l'esprit de l'Évangile de Jésus-Christ est un esprit d'amour. Ce n'est pas que le même Esprit-Saint ne soit l'auteur et de la crainte et de l'amour de Dieu. Aussi l'Église a-t-elle défini que dans la Loi nouvelle, qui est une Loi d'amour, la crainte de la Justice divine ne doit pas être exclue. C'est la 'crainte salutaire' qui est un don de Dieu aussi bien que l'amour. « La crainte, dit Saint Augustin, ébauche pour ainsi dire la conversion, et la charité l'achève. » Pour entourer son père d'un profond respect, l'enfant ne l'en aime pas moins de tendresse. Tel est le Chrétien qui crie vers Dieu: 'Père, Père', dans l'adoration, dans l'amour, dans la confiance, et déjà, dans l'action de grâces, pour l'héritage préparé aux enfants de Dieu, cohéritiers de Jésus-Christ, compagnons, là-haut de sa gloire, et ici-bas de ses souffrances.
ÉVANGILE. — Saint Luc XVI 1-9
L'Économe infidèle
Explication. — Il faut bien comprendre le sens de cette parabole: En condamnant l'iniquité de l'économe infidèle, Notre-Seigneur met en relief l'habileté dont il fait preuve pour s'assurer, hélas ! par des moyens criminels, qu'Il réprouve, un avenir qui est, dans sa pensée, l'image de notre avenir éternel. Pour le préparer, par des moyens justes et saints, il ne faut pas que nous soyons, nous
p. 966
'enfants de lumière', moins prudents, moins avisés que 'les enfants de ce siècle': c'est le leçon capitale de cette parabole.
Elle s'appuie sur cette donnée fondamentale: nous sommes les 'économes' de Dieu. Tous les biens que nous possédons sont à Lui, nous Lui appartenons nous-mêmes, et nous devons un jour Lui rendre compte non seulement des choses extérieures que nous avons à notre disposition, mais encore de notre temps, de notre santé, de nos talents, des facultés de notre corps et de notre âme, enfin, de tout ce que nous avons et de tout ce que nous sommes. Ce sont des biens, des fonds que nous devons faire valoir, et dont nous aurons à Lui rendre compte à l'heure de la mort: 'rends compte de ton administration'.
'Les richesses d'iniquité' sont ainsi nommées, non point précisément ici, parce qu'elles sont quelquefois injustement acquises ou mal employées, mais parce que toujours l'homme est incliné à les posséder comme s'il en était le vrai propriétaire, tandis qu'il n'en est que le dépositaire et l'administrateur. — 'Les amis' dont parle le Sauveur sont les pauvres. C'est par la pratique chrétienne de la charité qu'ils deviennent, en effet, les vrais amis, reconnaissants et fidèles, sinon sur la terre, du moins à la porte du Ciel. — 'Et moi Je vous dis: 'Faites-vous des amis avec les richesses d'iniquité, afin que, lorsque vous quitterez la vie, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels.'
Épître. — St Paul aux Romains VIII, 12-17
La Filiation divine
Explication. — 'Si vous vivez selon la chair, vous mourrez'; si vous suivez les désirs de la concupiscence, si vous faites les œuvres de la chair, par lesquelles on entend tout péché grave, vous perdrez la vie de la grâce; vous mourrez dès ce monde, d'une mort spirituelle, qui sera suivie, dans l'autre, de la mort éternelle. Si, au contraire, 'vous mortifiez les œuvres de la chair', si vous réprimez les mauvaises inclinations de votre cœur, si vous les faites mourir en vous, en un mot, 'Si vous mortifiez par l'esprit les œuvres de la chair', vous vivrez d'une vie spirituelle, vie de la sainteté chrétienne sur la terre, qui sera suivie du bonheur éternel dans le Ciel.
On vit selon la chair quand on fait les œuvres, suivant l'esprit et les maximes du monde. On vit selon l'esprit de Jésus-Christ, quand on règle sa conduite sur l'esprit et les maximes de l'Évangile, avec le secours de la grâce.
L'esprit de la Loi de Moïse était un esprit de crainte; l'esprit de l'Évangile de Jésus-Christ est un esprit d'amour. Ce n'est pas que le même Esprit-Saint ne soit l'auteur et de la crainte et de l'amour de Dieu. Aussi l'Église a-t-elle défini que dans la Loi nouvelle, qui est une Loi d'amour, la crainte de la Justice divine ne doit pas être exclue. C'est la 'crainte salutaire' qui est un don de Dieu aussi bien que l'amour. « La crainte, dit Saint Augustin, ébauche pour ainsi dire la conversion, et la charité l'achève. » Pour entourer son père d'un profond respect, l'enfant ne l'en aime pas moins de tendresse. Tel est le Chrétien qui crie vers Dieu: 'Père, Père', dans l'adoration, dans l'amour, dans la confiance, et déjà, dans l'action de grâces, pour l'héritage préparé aux enfants de Dieu, cohéritiers de Jésus-Christ, compagnons, là-haut de sa gloire, et ici-bas de ses souffrances.
ÉVANGILE. — Saint Luc XVI 1-9
L'Économe infidèle
Explication. — Il faut bien comprendre le sens de cette parabole: En condamnant l'iniquité de l'économe infidèle, Notre-Seigneur met en relief l'habileté dont il fait preuve pour s'assurer, hélas ! par des moyens criminels, qu'Il réprouve, un avenir qui est, dans sa pensée, l'image de notre avenir éternel. Pour le préparer, par des moyens justes et saints, il ne faut pas que nous soyons, nous
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'enfants de lumière', moins prudents, moins avisés que 'les enfants de ce siècle': c'est le leçon capitale de cette parabole.
Elle s'appuie sur cette donnée fondamentale: nous sommes les 'économes' de Dieu. Tous les biens que nous possédons sont à Lui, nous Lui appartenons nous-mêmes, et nous devons un jour Lui rendre compte non seulement des choses extérieures que nous avons à notre disposition, mais encore de notre temps, de notre santé, de nos talents, des facultés de notre corps et de notre âme, enfin, de tout ce que nous avons et de tout ce que nous sommes. Ce sont des biens, des fonds que nous devons faire valoir, et dont nous aurons à Lui rendre compte à l'heure de la mort: 'rends compte de ton administration'.
'Les richesses d'iniquité' sont ainsi nommées, non point précisément ici, parce qu'elles sont quelquefois injustement acquises ou mal employées, mais parce que toujours l'homme est incliné à les posséder comme s'il en était le vrai propriétaire, tandis qu'il n'en est que le dépositaire et l'administrateur. — 'Les amis' dont parle le Sauveur sont les pauvres. C'est par la pratique chrétienne de la charité qu'ils deviennent, en effet, les vrais amis, reconnaissants et fidèles, sinon sur la terre, du moins à la porte du Ciel. — 'Et moi Je vous dis: 'Faites-vous des amis avec les richesses d'iniquité, afin que, lorsque vous quitterez la vie, ils vous reçoivent dans les tabernacles éternels.'
Tuesday, 5 July 2016
PENTECÔTE ( 7e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles de l'Évangile à la fin
PENTECÔTE ( 7e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles de l'Évangile à la fin
ÉVANGILE. — Saint Matthieu VII, 15-21
Le bon Arbre donne de bons Fruits
EN ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, et qui au dedans sont des loups ravisseurs. Vous les connaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des ronces ? Ainsi, tout bon arbre produit de bons fruits, et tout mauvais arbre produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauvais arbre ne peut produire de bons fruits.Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits.
Ce ne sont pas tous ceux qui Me disent: Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume des Cieux,
p. 961
mais bien celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux.
— Credo.
Explication. — 'Gardez-vous des faux prophètes', c'est-à-dire des faux docteurs de tous les temps. En ce sens, tous ceux qui attaquent l'Église dans son dogme ou sa morale, qu'elle a reçus de Dieu, sont de faux prophètes qui cherchent à cacher leurs erreurs sous des apparences de vérité ou de vertu. Notre-Seigneur nous donne un moyen infaillible de les démasquer. 'Vous les reconnaîtrez à leurs fruits', à leur conduite, et surtout aux effets de leur enseignement. « L'erreur et l'imposture, dit Saint Augustin, surtout en matière religieuse et morale, ne manquent pas de produire des effets pernicieux, de mauvais fruits, qui révèlent le poison caché dans la racine. »
'Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits'. Le bon arbre et le mauvais sont principalement la vraie doctrine et la fausse. Mais si l'on veut appliquer ce principe à l'homme, il est certain que le juste ne peut faire le mal qu'en devenant mauvais; et réciproquement le méchant ne produira des fruits de vertu qu'en devenant bon. L'hypocrisie peut bien, pour quelque temps, dissimuler la malice, mais le cœur finit par se révéler, comme le dit Notre-Seigneur dans le passage correspondant de Saint Luc: 'La bouche parle de l'abondance du cœur'.
'Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits, sera coupé et jeté au feu.' Cette menace s'adresse non seulement aux faux prophètes, mais encore à tous ceux dont la conduite n'est pas conforme à la Loi de Dieu. Ce n'est pas assez de croire à l'Évangile, il faut en suivre les maximes. Parler de Dieu avec onction, parler de Dieu avec confiance, sans faire ce qu'Il commande, est une erreur très funeste. Vous dites à Dieu: « 'Seigneur', 'Seigneur'; et vous Le reconnaissez pour votre Maître, mais vous ne Lui obéissez pas. Vous prononcez vous-mêmes votre condamnation. Que de personnes croient avoir tout fait pour leur sanctification, quand elles ont passé beaucoup de temps au pied des Autels ou dans leur oratoire ! Il faut prier, il faut prier toujours, dit Notre-Seigneur. Mais la prière qui ne nous rend pas plus fidèles à nos devoirs, plus soumis à la volonté de Dieu, plus doux, plus charitables, plus humbles, plus mortifiés, plus exemplaires, n'est pas la vraie prière, celle qui rend agréable à Dieu et qui ouvre le Ciel, la prière de celui qui fait 'la volonté du Père qui
p. 962
est dans les Cieux'. Faire la sainte Volonté de Dieu, voilà le fruit du bon arbre. Le juste vit de la Foi, mais la Foi sans la Charité, sans les œuvres, est morte et inutile pour l'éternité.
OFFERTOIRE. — Daniel, III.
Comme dans les holocaustes des béliers et des taureaux et dans l'immolation de milliers d'agneaux engraissés, que de même notre Sacrifice s'accomplisse aujourd'hui en Votre Présence de telle sorte qu'il Vous soit agréable; parce qu'il n'y a pas de confusion pour ceux qui se confient en Vous, Seigneur.
SECRÈTE I — Ô Dieu, qui avez réuni les différentes hosties de l'ancienne Loi dans un Sacrifice unique et parfait, recevez le Sacrifice que Vous offrent avec dévotion vos serviteurs, et sanctifiez-le par une bénédiction semblable à celle que Vous avez accordée aux Offrandes d'Abel, afin que l'Oblation faite par chacun à la gloire de votre Majesté serve au salut de tous. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
SECRÈTE II et III, voir Messe du Dimanche précédent.
Préface de la Trinité, p. 599
Oui, c'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de Vous rendre grâces en tous temps et en tous lieux, Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, Dieu Éternel, qui, avec votre Fils Unique et le Saint-Esprit, êtes un seul Seigneur; non dans l'Unité d'une seule Personne, mais dans la Trinité d'une seule Substance. Car, ce que nous croyons sur ce que Vous avez révélé, au sujet de votre Gloire, nous le croyons aussi, sans aucune différence, de votre Fils et du Saint-Esprit: en sorte que, confessant une Véritable et Éternelle Divinité, nous adorons la Propriété dans les Personnes, l'Unité dans l'Essence et l'Égalité dans la Majesté. C'est Elle que louent les Anges et les Archanges, les Chérubins
p. 600
et les Séraphins, qui ne cessent de s'écrier d'une seule voix.
p. 962
COMMUNION. Ps. XXX
Inclinez vers moi votre oreille, hâtez-Vous de me délivrer.
POSTCOMMUNION I — Faites, Seigneur, que guéris par la vertu de votre grâce, nous soyons délivrés, par votre Clémence, de nos mauvaises inclinations, et introduits dans les voies de la justice, par NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.
POSTCOMMUNION II et POSTCOMMUNION III, voir Messe du Dimanche précédent.
À 'Magnificat'. — St Matt. VII
'Ant.' Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauvais arbre
p. 963
ne peut produire de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu, alléluia.
ÉVANGILE. — Saint Matthieu VII, 15-21
Le bon Arbre donne de bons Fruits
EN ce temps-là, Jésus dit à ses disciples: Gardez-vous des faux prophètes, qui viennent à vous sous des vêtements de brebis, et qui au dedans sont des loups ravisseurs. Vous les connaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des ronces ? Ainsi, tout bon arbre produit de bons fruits, et tout mauvais arbre produit de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauvais arbre ne peut produire de bons fruits.Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits.
Ce ne sont pas tous ceux qui Me disent: Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le Royaume des Cieux,
p. 961
mais bien celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les Cieux.
— Credo.
Explication. — 'Gardez-vous des faux prophètes', c'est-à-dire des faux docteurs de tous les temps. En ce sens, tous ceux qui attaquent l'Église dans son dogme ou sa morale, qu'elle a reçus de Dieu, sont de faux prophètes qui cherchent à cacher leurs erreurs sous des apparences de vérité ou de vertu. Notre-Seigneur nous donne un moyen infaillible de les démasquer. 'Vous les reconnaîtrez à leurs fruits', à leur conduite, et surtout aux effets de leur enseignement. « L'erreur et l'imposture, dit Saint Augustin, surtout en matière religieuse et morale, ne manquent pas de produire des effets pernicieux, de mauvais fruits, qui révèlent le poison caché dans la racine. »
'Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits'. Le bon arbre et le mauvais sont principalement la vraie doctrine et la fausse. Mais si l'on veut appliquer ce principe à l'homme, il est certain que le juste ne peut faire le mal qu'en devenant mauvais; et réciproquement le méchant ne produira des fruits de vertu qu'en devenant bon. L'hypocrisie peut bien, pour quelque temps, dissimuler la malice, mais le cœur finit par se révéler, comme le dit Notre-Seigneur dans le passage correspondant de Saint Luc: 'La bouche parle de l'abondance du cœur'.
'Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits, sera coupé et jeté au feu.' Cette menace s'adresse non seulement aux faux prophètes, mais encore à tous ceux dont la conduite n'est pas conforme à la Loi de Dieu. Ce n'est pas assez de croire à l'Évangile, il faut en suivre les maximes. Parler de Dieu avec onction, parler de Dieu avec confiance, sans faire ce qu'Il commande, est une erreur très funeste. Vous dites à Dieu: « 'Seigneur', 'Seigneur'; et vous Le reconnaissez pour votre Maître, mais vous ne Lui obéissez pas. Vous prononcez vous-mêmes votre condamnation. Que de personnes croient avoir tout fait pour leur sanctification, quand elles ont passé beaucoup de temps au pied des Autels ou dans leur oratoire ! Il faut prier, il faut prier toujours, dit Notre-Seigneur. Mais la prière qui ne nous rend pas plus fidèles à nos devoirs, plus soumis à la volonté de Dieu, plus doux, plus charitables, plus humbles, plus mortifiés, plus exemplaires, n'est pas la vraie prière, celle qui rend agréable à Dieu et qui ouvre le Ciel, la prière de celui qui fait 'la volonté du Père qui
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est dans les Cieux'. Faire la sainte Volonté de Dieu, voilà le fruit du bon arbre. Le juste vit de la Foi, mais la Foi sans la Charité, sans les œuvres, est morte et inutile pour l'éternité.
OFFERTOIRE. — Daniel, III.
Comme dans les holocaustes des béliers et des taureaux et dans l'immolation de milliers d'agneaux engraissés, que de même notre Sacrifice s'accomplisse aujourd'hui en Votre Présence de telle sorte qu'il Vous soit agréable; parce qu'il n'y a pas de confusion pour ceux qui se confient en Vous, Seigneur.
SECRÈTE I — Ô Dieu, qui avez réuni les différentes hosties de l'ancienne Loi dans un Sacrifice unique et parfait, recevez le Sacrifice que Vous offrent avec dévotion vos serviteurs, et sanctifiez-le par une bénédiction semblable à celle que Vous avez accordée aux Offrandes d'Abel, afin que l'Oblation faite par chacun à la gloire de votre Majesté serve au salut de tous. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
SECRÈTE II et III, voir Messe du Dimanche précédent.
Préface de la Trinité, p. 599
Oui, c'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de Vous rendre grâces en tous temps et en tous lieux, Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, Dieu Éternel, qui, avec votre Fils Unique et le Saint-Esprit, êtes un seul Seigneur; non dans l'Unité d'une seule Personne, mais dans la Trinité d'une seule Substance. Car, ce que nous croyons sur ce que Vous avez révélé, au sujet de votre Gloire, nous le croyons aussi, sans aucune différence, de votre Fils et du Saint-Esprit: en sorte que, confessant une Véritable et Éternelle Divinité, nous adorons la Propriété dans les Personnes, l'Unité dans l'Essence et l'Égalité dans la Majesté. C'est Elle que louent les Anges et les Archanges, les Chérubins
p. 600
et les Séraphins, qui ne cessent de s'écrier d'une seule voix.
p. 962
COMMUNION. Ps. XXX
Inclinez vers moi votre oreille, hâtez-Vous de me délivrer.
POSTCOMMUNION I — Faites, Seigneur, que guéris par la vertu de votre grâce, nous soyons délivrés, par votre Clémence, de nos mauvaises inclinations, et introduits dans les voies de la justice, par NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.
POSTCOMMUNION II et POSTCOMMUNION III, voir Messe du Dimanche précédent.
À 'Magnificat'. — St Matt. VII
'Ant.' Un bon arbre ne peut produire de mauvais fruits, et un mauvais arbre
p. 963
ne peut produire de bons fruits. Tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera coupé et jeté au feu, alléluia.
Monday, 4 July 2016
PENTECÔTE ( 7e Dim. après la ) Messe Parties Mobiles du début à l'Épître + Explication
7e DIMANCHE APRÈS LA PENTECÔTE.
À LA MESSE.
— INTROÏT, Ps. XLVI.
PEuples, applaudissez tous ! Célébrez l'Éternel par des cris d'allégresse. Ps. Car le Seigneur est élevé, redoutable, grand Roi sur toute la terre. V/. Gloire au Père.
COLLECTE I. — Ô Dieu, dont la Providence ne se trompe point dans sa conduite, nous Vous supplions d'écarter de nous tout ce qui nous serait nuisible et de nous accorder tout ce qui doit nous être salutaire. Par Notre -Seigneur Jésus-Christ.
COLLECTE II. A cunctis, p. 44.
( Après le Purification jusqu'au Carême, et aux dimanches après la Pentecôte. )
2e Oraison: pour demander les suffrages des Saints.
Préservez-nous, nous vous en supplions, Seigneur, de tous les dangers de l'âme et du corps; et, par l'intercession de la bienheureuse et glorieuse Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, du bienheureux Joseph, de vos bienheureux Apôtres Pierre et Paul, du bienheureux N. ( le titulaire de l'église ), et de tous les Saints, accordez-nous dans votre bonté le salut et la paix, afin que, affranchie de toute adversité et erreur, votre Église vous serve dans une paisible liberté. ( Par le même Notre-Seigneur Jésus-Christ ).
COLLECTE III ( 3e au choix du prêtre: les prêtres survivantistes prient alors pour le pape Paul VI toujours en vie, toujours pape où qu'il soit, à l'exclusion de tout autre usurpateur )
( Mrcer p. 42 )
O Dieu, pasteur et conducteur de tous les fidèles, regardez avec bonté votre serviteur Paul VI,
( toujours vivant, seul et unique successeur légitime de Saint Pierre à l'exclusion de tout autre )
que vous avez voulu mettre comme pasteur à la tête de votre Église: donnez-lui, nous vous en prions, d'être uti!e par ses paroles et son exemple à ceux qui sont sous sa conduite, afin qu'il parvienne, avec le troupeau qui lui a été confié, à la vie éternelle. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
ÉPÎTRE. — S. Paul aux Romains VI, 19-23. Le Nouvel Homme.
MES frères, je parle à la manière des hommes à cause de la faiblesse de votre chair. De même que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'injustice, pour arriver à l'injustice, de même livrez maintenant vos membres comme esclaves à la justice pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous aviez secoué le joug de la justice. Quel fruit avez-vous donc tiré alors de ces choses dont maintenant vous rougissez ? Car leur fin, c'est la mort. Mais maintenant, affranchis du péché et devenus serviteurs de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification, et pour fin la vie éternelle, car le salaire du péché, c'est la mort; mais la grâce de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Explication.— L'Épître de ce jour fait suite à celle de Dimanche dernier. L'Apôtre y disait aux fidèles de Rome: par le Baptême vous êtes morts au péché, et ressuscités à la vie de la grâce avec Jésus-Christ. Soyez donc attentifs à conserver la vie divine que vous avez recouvrée, et pour cela, évitez de retomber dans les fautes que vous aviez coutume de commettre avant votre conversion. Aujourd'hui Saint Paul exhorte les Romains à la persévérance.
'Je parle humainement, à cause de la faiblesse de votre chair'; c'est-à-dire, connaissant votre faiblesse, je ne vous demande rien de trop relevé, ni qui puisse vous paraître trop difficile. Je vous demande seulement de faire, pour plaire à Dieu, ce que vous avez fait tant de fois pour plaire au monde, pour satisfaire vos passions, pour venir à bout de vos frivoles et chimériques desseins. Quelle servitude plus dure que celle du péché ? Quelle tyrannie plus implacable que celle des passions ? combien il en coûte pour les satisfaire ! et de tous ces travaux, de tous ces assujettissements, de toutes ces peines, que reste-t-il ? Troubles, craintes, amertumes, tristesse, chagrins, mort et bientôt les supplices éternels ! Et Dieu vous promet une éternité bienheureuse, une vie pleine de suavité, la liberté et la paix, en retour de quelques efforts qui ne sont rien auprès des amertumes des pécheurs. Après cela,
p. 960
vous refuseriez de servir Dieu, de garder ses Commandements, de vivre selon les maximes de l'Évangile ! J'ai honte de vous proposer ces motifs naturels et intéressés: Dieu doit-Il être aimé et servi pour d'autres motifs que pour l'honneur et le bonheur de Lui plaire ? Mais je condescends à votre faiblesse. — Le Seigneur est un Maître libéral et magnifique; Il récompense de la vie éternelle une fidélité de peu d'années, et quelquefois de peu de jours. Au contraire, le péché est un tyran qui tient à sa solde de malheureux esclaves, il leur promet les plus grands biens et, après leur avoir ravi leur liberté et fait essuyer mille peines, il les précipite dans la mort.
À LA MESSE.
— INTROÏT, Ps. XLVI.
PEuples, applaudissez tous ! Célébrez l'Éternel par des cris d'allégresse. Ps. Car le Seigneur est élevé, redoutable, grand Roi sur toute la terre. V/. Gloire au Père.
COLLECTE I. — Ô Dieu, dont la Providence ne se trompe point dans sa conduite, nous Vous supplions d'écarter de nous tout ce qui nous serait nuisible et de nous accorder tout ce qui doit nous être salutaire. Par Notre -Seigneur Jésus-Christ.
COLLECTE II. A cunctis, p. 44.
( Après le Purification jusqu'au Carême, et aux dimanches après la Pentecôte. )
2e Oraison: pour demander les suffrages des Saints.
Préservez-nous, nous vous en supplions, Seigneur, de tous les dangers de l'âme et du corps; et, par l'intercession de la bienheureuse et glorieuse Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, du bienheureux Joseph, de vos bienheureux Apôtres Pierre et Paul, du bienheureux N. ( le titulaire de l'église ), et de tous les Saints, accordez-nous dans votre bonté le salut et la paix, afin que, affranchie de toute adversité et erreur, votre Église vous serve dans une paisible liberté. ( Par le même Notre-Seigneur Jésus-Christ ).
COLLECTE III ( 3e au choix du prêtre: les prêtres survivantistes prient alors pour le pape Paul VI toujours en vie, toujours pape où qu'il soit, à l'exclusion de tout autre usurpateur )
( Mrcer p. 42 )
O Dieu, pasteur et conducteur de tous les fidèles, regardez avec bonté votre serviteur Paul VI,
( toujours vivant, seul et unique successeur légitime de Saint Pierre à l'exclusion de tout autre )
que vous avez voulu mettre comme pasteur à la tête de votre Église: donnez-lui, nous vous en prions, d'être uti!e par ses paroles et son exemple à ceux qui sont sous sa conduite, afin qu'il parvienne, avec le troupeau qui lui a été confié, à la vie éternelle. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
ÉPÎTRE. — S. Paul aux Romains VI, 19-23. Le Nouvel Homme.
MES frères, je parle à la manière des hommes à cause de la faiblesse de votre chair. De même que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'injustice, pour arriver à l'injustice, de même livrez maintenant vos membres comme esclaves à la justice pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous aviez secoué le joug de la justice. Quel fruit avez-vous donc tiré alors de ces choses dont maintenant vous rougissez ? Car leur fin, c'est la mort. Mais maintenant, affranchis du péché et devenus serviteurs de Dieu, vous avez pour fruit la sanctification, et pour fin la vie éternelle, car le salaire du péché, c'est la mort; mais la grâce de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ Notre-Seigneur.
Explication.— L'Épître de ce jour fait suite à celle de Dimanche dernier. L'Apôtre y disait aux fidèles de Rome: par le Baptême vous êtes morts au péché, et ressuscités à la vie de la grâce avec Jésus-Christ. Soyez donc attentifs à conserver la vie divine que vous avez recouvrée, et pour cela, évitez de retomber dans les fautes que vous aviez coutume de commettre avant votre conversion. Aujourd'hui Saint Paul exhorte les Romains à la persévérance.
'Je parle humainement, à cause de la faiblesse de votre chair'; c'est-à-dire, connaissant votre faiblesse, je ne vous demande rien de trop relevé, ni qui puisse vous paraître trop difficile. Je vous demande seulement de faire, pour plaire à Dieu, ce que vous avez fait tant de fois pour plaire au monde, pour satisfaire vos passions, pour venir à bout de vos frivoles et chimériques desseins. Quelle servitude plus dure que celle du péché ? Quelle tyrannie plus implacable que celle des passions ? combien il en coûte pour les satisfaire ! et de tous ces travaux, de tous ces assujettissements, de toutes ces peines, que reste-t-il ? Troubles, craintes, amertumes, tristesse, chagrins, mort et bientôt les supplices éternels ! Et Dieu vous promet une éternité bienheureuse, une vie pleine de suavité, la liberté et la paix, en retour de quelques efforts qui ne sont rien auprès des amertumes des pécheurs. Après cela,
p. 960
vous refuseriez de servir Dieu, de garder ses Commandements, de vivre selon les maximes de l'Évangile ! J'ai honte de vous proposer ces motifs naturels et intéressés: Dieu doit-Il être aimé et servi pour d'autres motifs que pour l'honneur et le bonheur de Lui plaire ? Mais je condescends à votre faiblesse. — Le Seigneur est un Maître libéral et magnifique; Il récompense de la vie éternelle une fidélité de peu d'années, et quelquefois de peu de jours. Au contraire, le péché est un tyran qui tient à sa solde de malheureux esclaves, il leur promet les plus grands biens et, après leur avoir ravi leur liberté et fait essuyer mille peines, il les précipite dans la mort.
Saturday, 2 July 2016
Visitation de la B. V. Marie Messe Parties mobiles
LE 2 JUILLET
Visitation de la B. V. Marie. ( PDF p. 1215 )
Lorsque l'Archange Gabriel eut annoncé à Marie qu'elle serait la Mère de Dieu, elle se rendit dans les montagnes de la Judée, chez sa cousine Élisabeth. Celle-ci s'écria: « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. » Marie, entendant ces paroles si conformes à celles de l'Ange, ne répond pas à sa cousine; mais, ravie en un transport céleste, elle renvoie à Dieu tout éloge et tout honneur, en chantant l'admirable cantique 'Magnificat'. Là, éclatent l'admiration, la reconnaissance, l'humilité de l'auguste Vierge; elle y exalte la justice d'en haut contre les superbes de ce monde, et la bonté de Dieu pour les petits; enfin elle y annonce la délivrance d'Israël. — Entrons dans ces sentiments d'admiration, de reconnaissance, d'humilité, de confiance.
Introït, 'Salve sancta Parens, p. 1040.
SAlut, ô Sainte Mère ! Vous avez mis au monde le Roi qui régit le Ciel et la terre, dans les siècles des siècles. Ps. De mon cœur est montée une parole excellente. Je dis: mes œuvres sont pour le Roi ! V/. Gloire.
COLLECTE. — Accordez, nous Vous en supplions, Seigneur, à vos serviteurs, le don de la grâce céleste; et, comme l'Enfantement de la B. Vierge à été le principe de leur salut, que de même la pieuse Solennité de sa visitation leur procure un accroissement de la paix: par NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.
p. 1215
ÉPÎTRE. 'Cantique' II, 8-14
L'Époux divin visite l'Âme de son Épouse.
LE voici qui vient, bondissant sur les montagnes, franchissant les collines. Mon Bien-aimé est semblable au chevreuil et au faon des biches. Le voici qui se tient derrière notre muraille, regardant par les fenêtres, observant à travers le treillage. Voilà mon Bien-aimé qui me parle: Levez-vous, hâtez-vous, ô ma Bien-aimée, ô colombe, toute belle, et venez. Car voici que l'hiver est passé; la pluie à cessé, elle s'est écoulée. Les fleurs ont paru sur notre terre, le temps de la taille est arrivé; la voix de la tourterelle s'est fait entendre dans nos campagnes; le figuier à poussé ses premiers fruits, les vignes en fleur ont répandu leur parfum. Levez-vous, ô ma Bien-aimée, ô colombe, toute belle, et venez, Colombe qui vous tenez dans les fentes des rochers, qui vous cachez dans les parois escarpées, montrez-moi votre visage, faites entendre votre voix, car votre voix est douce, et votre visage plein de grâce.
GRADUEL, 'Benedicta', p. 1042.
Vous êtes bénie et vénérable, ô Vierge Marie, vous qui, sans nulle atteinte de la virginité, êtes devenue la Mère du Sauveur. V/. O Vierge, Mère de Dieu, Celui que tout l'univers ne peut contenir, s'est enfermé en votre sein, s'étant fait Homme.
Alléluia, alléluia. V/. Vous êtes heureuse, ô Sainte Vierge Marie, et très digne de toute louange; car de vous est sorti le Soleil de justice, le Christ notre Dieu. Alléluia.
ÉVANGILE. — Saint Luc I, 39-47
Visite de Marie à Élisabeth.
EN ce temps-là Marie se levant, s'en alla en hâte au pays des montagnes, en une ville de Juda. Et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Or, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Et élevant la voix, elle s'écria: Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d'où m'est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car votre
p. 1217
voix, lorsque vous m'avez saluée, n'a pas plus tôt frappé mes oreilles, que mon enfant à tressailli de joie dans mon sein. Pour vous, vous êtes heureuse d'avoir cru; car ce qui vous a été dit de la part du Seigneur s'accomplira. Marie dit alors: Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu, mon Sauveur.
— Credo.
OFFERTOIRE.
Vous êtes heureuse, Vierge Marie, qui avez porté le Créateur de toutes choses; vous avez engendré Celui qui vous a créée, et vous demeurez Vierge à jamais.
SECRÈTE. — Secourez-nous, Seigneur, par l'humilité de votre Fils Unique, et comme en naissant d'une Vierge il n'a point altéré mais consacré la pureté de sa Mère, que de même, en ce jour solennel de sa Visitation, Jésus-Christ Notre-Seigneur, nous déchargeant de nos dettes, Vous rende notre offrande agréable, Lui qui vit.
Préface de la Sainte Vierge, p. 1043
OUI, c'est vraiment une chose digne et juste, équitable et salutaire, de Vous rendre grâces en tous temps, et en tous lieux, Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, Dieu Éternel, de Vous louer, de Vous bénir et de Vous célébrer, en la Fête de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, qui a conçu
votre Fils Unique par la vertu du Saint-Esprit, et qui, gardant la gloire de la virginité, a répandu dans le monde la Lumière Éternelle, Jésus-Christ Notre-Seigneur: par Qui les Anges louent Votre Majesté, les Dominations L'adorent, les Puissances en tremblant La révèrent, les Cieux, les Vertus des Cieux, et les Bienheureux Séraphins La célèbrent. Avec eux, unissant nos voix, nous Vous conjurons d'ordonner que nous soyons admis à proclamer vos Grandeurs dans la supplication suprême de leur Cantique.
COMMUNION
Heureux le sein de la Vierge Marie, qui a porté le Fils du Père Éternel.
POSTCOMMUNION. — Ayant reçu, Seigneur, les secours de notre Salut, nous Vous prions de nous accorder d'être en tout lieu couverts de la protection de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, en l'honneur de laquelle nous avons fait ces Offrandes à votre Majesté. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
Visitation de la B. V. Marie. ( PDF p. 1215 )
Lorsque l'Archange Gabriel eut annoncé à Marie qu'elle serait la Mère de Dieu, elle se rendit dans les montagnes de la Judée, chez sa cousine Élisabeth. Celle-ci s'écria: « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. » Marie, entendant ces paroles si conformes à celles de l'Ange, ne répond pas à sa cousine; mais, ravie en un transport céleste, elle renvoie à Dieu tout éloge et tout honneur, en chantant l'admirable cantique 'Magnificat'. Là, éclatent l'admiration, la reconnaissance, l'humilité de l'auguste Vierge; elle y exalte la justice d'en haut contre les superbes de ce monde, et la bonté de Dieu pour les petits; enfin elle y annonce la délivrance d'Israël. — Entrons dans ces sentiments d'admiration, de reconnaissance, d'humilité, de confiance.
Introït, 'Salve sancta Parens, p. 1040.
SAlut, ô Sainte Mère ! Vous avez mis au monde le Roi qui régit le Ciel et la terre, dans les siècles des siècles. Ps. De mon cœur est montée une parole excellente. Je dis: mes œuvres sont pour le Roi ! V/. Gloire.
COLLECTE. — Accordez, nous Vous en supplions, Seigneur, à vos serviteurs, le don de la grâce céleste; et, comme l'Enfantement de la B. Vierge à été le principe de leur salut, que de même la pieuse Solennité de sa visitation leur procure un accroissement de la paix: par NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST.
p. 1215
ÉPÎTRE. 'Cantique' II, 8-14
L'Époux divin visite l'Âme de son Épouse.
LE voici qui vient, bondissant sur les montagnes, franchissant les collines. Mon Bien-aimé est semblable au chevreuil et au faon des biches. Le voici qui se tient derrière notre muraille, regardant par les fenêtres, observant à travers le treillage. Voilà mon Bien-aimé qui me parle: Levez-vous, hâtez-vous, ô ma Bien-aimée, ô colombe, toute belle, et venez. Car voici que l'hiver est passé; la pluie à cessé, elle s'est écoulée. Les fleurs ont paru sur notre terre, le temps de la taille est arrivé; la voix de la tourterelle s'est fait entendre dans nos campagnes; le figuier à poussé ses premiers fruits, les vignes en fleur ont répandu leur parfum. Levez-vous, ô ma Bien-aimée, ô colombe, toute belle, et venez, Colombe qui vous tenez dans les fentes des rochers, qui vous cachez dans les parois escarpées, montrez-moi votre visage, faites entendre votre voix, car votre voix est douce, et votre visage plein de grâce.
GRADUEL, 'Benedicta', p. 1042.
Vous êtes bénie et vénérable, ô Vierge Marie, vous qui, sans nulle atteinte de la virginité, êtes devenue la Mère du Sauveur. V/. O Vierge, Mère de Dieu, Celui que tout l'univers ne peut contenir, s'est enfermé en votre sein, s'étant fait Homme.
Alléluia, alléluia. V/. Vous êtes heureuse, ô Sainte Vierge Marie, et très digne de toute louange; car de vous est sorti le Soleil de justice, le Christ notre Dieu. Alléluia.
ÉVANGILE. — Saint Luc I, 39-47
Visite de Marie à Élisabeth.
EN ce temps-là Marie se levant, s'en alla en hâte au pays des montagnes, en une ville de Juda. Et elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth. Or, dès qu'Élisabeth eut entendu la salutation de Marie, l'enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint-Esprit. Et élevant la voix, elle s'écria: Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni. Et d'où m'est-il donné que la Mère de mon Seigneur vienne à moi ? Car votre
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voix, lorsque vous m'avez saluée, n'a pas plus tôt frappé mes oreilles, que mon enfant à tressailli de joie dans mon sein. Pour vous, vous êtes heureuse d'avoir cru; car ce qui vous a été dit de la part du Seigneur s'accomplira. Marie dit alors: Mon âme glorifie le Seigneur, et mon esprit a tressailli d'allégresse en Dieu, mon Sauveur.
— Credo.
OFFERTOIRE.
Vous êtes heureuse, Vierge Marie, qui avez porté le Créateur de toutes choses; vous avez engendré Celui qui vous a créée, et vous demeurez Vierge à jamais.
SECRÈTE. — Secourez-nous, Seigneur, par l'humilité de votre Fils Unique, et comme en naissant d'une Vierge il n'a point altéré mais consacré la pureté de sa Mère, que de même, en ce jour solennel de sa Visitation, Jésus-Christ Notre-Seigneur, nous déchargeant de nos dettes, Vous rende notre offrande agréable, Lui qui vit.
Préface de la Sainte Vierge, p. 1043
OUI, c'est vraiment une chose digne et juste, équitable et salutaire, de Vous rendre grâces en tous temps, et en tous lieux, Seigneur Saint, Père Tout-Puissant, Dieu Éternel, de Vous louer, de Vous bénir et de Vous célébrer, en la Fête de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, qui a conçu
votre Fils Unique par la vertu du Saint-Esprit, et qui, gardant la gloire de la virginité, a répandu dans le monde la Lumière Éternelle, Jésus-Christ Notre-Seigneur: par Qui les Anges louent Votre Majesté, les Dominations L'adorent, les Puissances en tremblant La révèrent, les Cieux, les Vertus des Cieux, et les Bienheureux Séraphins La célèbrent. Avec eux, unissant nos voix, nous Vous conjurons d'ordonner que nous soyons admis à proclamer vos Grandeurs dans la supplication suprême de leur Cantique.
COMMUNION
Heureux le sein de la Vierge Marie, qui a porté le Fils du Père Éternel.
POSTCOMMUNION. — Ayant reçu, Seigneur, les secours de notre Salut, nous Vous prions de nous accorder d'être en tout lieu couverts de la protection de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, en l'honneur de laquelle nous avons fait ces Offrandes à votre Majesté. Par Notre-Seigneur Jésus-Christ.
FÊTE DU PRÉCIEUX SANG MESSE PARTIES MOBILES DE L'OFFERTOIRE À LA FIN
LE 1 JUILLET
FÊTE DU PRÉCIEUX SANG DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
MESSE PARTIES MOBILES DE L'OFFERTOIRE À LA FIN
OCTAVE DE LA NATIVITÉ DE SAINT JEAN-BAPTISTE
Double de 1re cl. - ( Orn. rouges )
Offertoire. — Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n'est-t-il pas la communion au sang du Christ ? Et le pain que nous rompons, n'est-t-il pas la participation au corps du Seigneur ?
Secrète. — Seigneur des vertus, faites que par ces divins mystères nous ayons accès auprès de Jésus, le médiateur de la nouvelle alliance, et que sur vos autels, se renouvelle l'effusion d'un sang plus éloquent que celui d'Abel. Par le même Notre Seigneur Jésus-Christ.
Secrète II ( Nativité de Saint Jean-Baptiste, p. 889 )
— Seigneur, nous déposons nos offrandes sur vos au-
p. 890
tels pour célébrer dignement la nativité de celui qui annonçait la venue prochaine du Sauveur du monde, et le désigna après sa venue en la personne de notre Seigneur Jésus-Christ votre Fils: Lui qui vit et règne.
Mrcer p. 907
Préface n°4, p. 472:
4. - Préface de la Passion et de la Croix
Cette préface se dit depuis le dimanche de la Passion jusqu'au Jeudi Saint inclusivement ( excepté aux fêtes qui en ont une propre ), aux messes de la Croix et de la Passion, à la fête du Précieux Sang et à la messe du Sacerdoce éternel du Christ.
Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, Seigneur, Père Saint, Dieu tout-puissant et éternel, Vous qui avez placé le salut du genre humain dans l'arbre de la Croix, afin que la vie nous fût rendue par là même d'où nous était venue la mort, et que celui qui avait vaincu par le bois, fût, sur le bois, vaincu à son tour, par le Christ notre Seigneur; par qui les Anges louent votre Majesté, les Dominations l'adorent, les Puissance la révèrent en tremblant, les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphins la célèbrent avec eux dans une commune jubilation. Daignez, nous vous en supplions, permettre que nous unissions dans une profonde adoration nos voix aux leurs en chantant: Saint, Saint, Saint, est le Seigneur, le Dieu tout-puissant. Le Ciel et la terre sont remplis de votre gloire, Hosanna au plus haut des cieux. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux.
Communion. — Le Christ s'est offert une fois pour effacer les péchés de beaucoup; une seconde fois il apparaîtra, non pour expier les péchés, mais pour donner le salut à ceux qui l'attendent.
Postcommunion. — Admis à la table Sainte, nous avons puisé avec joie, Seigneur, aux fontaines du Sauveur; que son sang devienne pour nous, nous vous en prions, une source d'eau vive jaillissant en vie éternelle: Lui qui vit et règne.
Postcommunion II ( fête de la nativité de Saint Jean-Baptiste, p. 890 ) — Que votre Église, ô Dieu, se réjouisse de la nativité du bienheureux Jean-Baptiste, par qui elle a connu l'auteur de sa régénération, notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils: Lui qui vit et règne.
FÊTE DU PRÉCIEUX SANG DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
MESSE PARTIES MOBILES DE L'OFFERTOIRE À LA FIN
OCTAVE DE LA NATIVITÉ DE SAINT JEAN-BAPTISTE
Double de 1re cl. - ( Orn. rouges )
Offertoire. — Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n'est-t-il pas la communion au sang du Christ ? Et le pain que nous rompons, n'est-t-il pas la participation au corps du Seigneur ?
Secrète. — Seigneur des vertus, faites que par ces divins mystères nous ayons accès auprès de Jésus, le médiateur de la nouvelle alliance, et que sur vos autels, se renouvelle l'effusion d'un sang plus éloquent que celui d'Abel. Par le même Notre Seigneur Jésus-Christ.
Secrète II ( Nativité de Saint Jean-Baptiste, p. 889 )
— Seigneur, nous déposons nos offrandes sur vos au-
p. 890
tels pour célébrer dignement la nativité de celui qui annonçait la venue prochaine du Sauveur du monde, et le désigna après sa venue en la personne de notre Seigneur Jésus-Christ votre Fils: Lui qui vit et règne.
Mrcer p. 907
Préface n°4, p. 472:
4. - Préface de la Passion et de la Croix
Cette préface se dit depuis le dimanche de la Passion jusqu'au Jeudi Saint inclusivement ( excepté aux fêtes qui en ont une propre ), aux messes de la Croix et de la Passion, à la fête du Précieux Sang et à la messe du Sacerdoce éternel du Christ.
Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tous lieux, Seigneur, Père Saint, Dieu tout-puissant et éternel, Vous qui avez placé le salut du genre humain dans l'arbre de la Croix, afin que la vie nous fût rendue par là même d'où nous était venue la mort, et que celui qui avait vaincu par le bois, fût, sur le bois, vaincu à son tour, par le Christ notre Seigneur; par qui les Anges louent votre Majesté, les Dominations l'adorent, les Puissance la révèrent en tremblant, les Cieux, les Vertus des cieux et les bienheureux Séraphins la célèbrent avec eux dans une commune jubilation. Daignez, nous vous en supplions, permettre que nous unissions dans une profonde adoration nos voix aux leurs en chantant: Saint, Saint, Saint, est le Seigneur, le Dieu tout-puissant. Le Ciel et la terre sont remplis de votre gloire, Hosanna au plus haut des cieux. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux.
Communion. — Le Christ s'est offert une fois pour effacer les péchés de beaucoup; une seconde fois il apparaîtra, non pour expier les péchés, mais pour donner le salut à ceux qui l'attendent.
Postcommunion. — Admis à la table Sainte, nous avons puisé avec joie, Seigneur, aux fontaines du Sauveur; que son sang devienne pour nous, nous vous en prions, une source d'eau vive jaillissant en vie éternelle: Lui qui vit et règne.
Postcommunion II ( fête de la nativité de Saint Jean-Baptiste, p. 890 ) — Que votre Église, ô Dieu, se réjouisse de la nativité du bienheureux Jean-Baptiste, par qui elle a connu l'auteur de sa régénération, notre Seigneur Jésus-Christ, votre Fils: Lui qui vit et règne.
Friday, 1 July 2016
PRÉCIEUX SANG ( Fête du ) Messe parties mobiles de l'Introït à la Préface non comprise
LE 1 JUILLET
FÊTE DU PRÉCIEUX SANG DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
OCTAVE DE LA NATIVITÉ DE SAINT JEAN-BAPTISTE
Double de 1re cl. - ( Orn. rouges )
INSTITUÉE en 1849 par Pie IX, cette fête vient honorer le 'Sang' du Christ. Nous avons déjà au Vendredi-saint, à la Fête-Dieu et à la Fête du Sacré-Cœur, commémoré ce précieux gage de notre Rédemption. La fête du 1er juillet est plus particulièrement, par son origine historique ( retour de l'exil de Pie IX ), une solennité de reconnaissance.
Après un chant d'allégresse triomphale et reconnaissante au Sauveur de l'univers ( intr. ), la célébration des saints mystères qui renouvelle chaque fois ( off., secr. ) la Rédemption éternelle acquise une fois pour toutes dans le Sang du Christ-Médiateur ( ép. ), nous presse d'avoir d'une foi vive dans l'amour de Dieu envers nous, une espérance ferme dans le témoignage sanglant ( grad., all., év., secr. ) de Jésus. Par le baptême nous entrons en communication avec cette Rédemption divine ( grad. ) et par la communion au sacrifice nous recevons le gage de notre vie et de notre gloire éternelles avec le Christ ( com., postc. ).
Introït.— Par votre sang, Seigneur, vous nous avez rachetés, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation, et vous avez fait de nous le royaume de notre Dieu.
Éternellement je veux changer les miséricordes du Seigneur; de génération en génération, Seigneur, je confesserai votre fidélité. Gloire au Père.
Collecte. — Dieu tout-puissant et éternel, vous avez consti-
p. 906
tué votre Fils unique Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son Sang, faites, nous vous en prions, que nous vénérions le prix de notre salut ( par un culte solennel ), et que, par sa vertu, nous soyons défendus sur la terre, contre les maux de la vie présente, afin de pouvoir jouir de son fruit éternel dans le ciel. Par le même N. S. J.- C.
Aux messes votives, on omet ce qui se trouve entre parenthèses.
Mémoire de l'octave de Saint Jean-Baptiste, p. 887.
Collecte ( Nativité de Saint Jean-Baptiste ).
O Dieu, qui avez rendu ce jour glorieux par la
p. 888
nativité du bienheureux Jean, accordez à vos peuples la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par N. S. J. C.
Épître: Christi, p. 294.
Épître de Saint Paul aux Hébreux, IX, 11-15
MES FRÈRES: Le Christ étant venu comme pontife des biens futurs, a passé par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'a pas été fait de main d'homme, c'est-à-dire qui n'appartient point à cette création, et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le Sang des boucs ou des veaux, mais avec son propre sang, ayant acquis une rédemption éternelle. Car, si le Sang des boucs et des taureaux, et l'aspersion faite avec la cendre d'une génisse, sanctifient ceux qui sont souillés, en purifiant leur chair, combien plus le Sang du Christ, qui par l'Esprit-Saint s'est offert lui-même sans tâche à Dieu, ne purifiera-t-il pas notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant ? C'est pourquoi il est le médiateur d'un nouveau testament, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des iniquités commises sous le premier testament, ceux qui sont appelés reçoivent la promesse de l'héritage éternel, en Jésus-Christ notre Seigneur.
Graduel. — C'est lui, Jésus-Christ, qui est venu par l'eau et par le Sang, non par !'eau seulement, mais par l'eau et le Sang. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel: le Père, le Verbe et le Saint-Esprit; et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre: l'Esprit, l'eau et le sang; et ces trois sont un.
Alléluia, alléluia. v/. Si nous recevons le témoignage des hommes, combien plus celui de Dieu qui est plus grand. Alléluia.
Évangile selon saint Jean, XIX, 30-35
EN CE TEMPS-LÀ: Après que Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est consommé. Et ayant incliné la tête, il rendit l'esprit. Or, comme c'était la préparation de Pâques, afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix le jour de sabbat ( car ce sabbat était très solennel ), les Juifs prièrent Pilate de leur faire rompre les jambes et de les faire enlever. Des soldats vin-
p. 907
dent donc, et rompirent les jambes du premier, puis de l'autre qu'on avait crucifié avec lui. Étant ensuite venus à Jésus et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes, mais l'un d'eux lui perça le côté d'une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui l'a vu en rend témoignage, et son témoignage est véridique.
— CREDO
Offertoire. — Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n'est-t-il pas la communion au sang du Christ ? Et le pain que nous rompons, n'est-t-il pas la participation au corps du Seigneur ?
Secrète. — Seigneur des vertus, faites que par ces divins mystères nous ayons accès auprès de Jésus, le médiateur de la nouvelle alliance, et que sur vos autels, se renouvelle l'effusion d'un sang plus éloquent que celui d'Abel. Par le même Notre Seigneur Jésus-Christ. Secrète II, article suivant.
Préface n° 4, p. 472.
FÊTE DU PRÉCIEUX SANG DE NOTRE-SEIGNEUR JÉSUS-CHRIST
OCTAVE DE LA NATIVITÉ DE SAINT JEAN-BAPTISTE
Double de 1re cl. - ( Orn. rouges )
INSTITUÉE en 1849 par Pie IX, cette fête vient honorer le 'Sang' du Christ. Nous avons déjà au Vendredi-saint, à la Fête-Dieu et à la Fête du Sacré-Cœur, commémoré ce précieux gage de notre Rédemption. La fête du 1er juillet est plus particulièrement, par son origine historique ( retour de l'exil de Pie IX ), une solennité de reconnaissance.
Après un chant d'allégresse triomphale et reconnaissante au Sauveur de l'univers ( intr. ), la célébration des saints mystères qui renouvelle chaque fois ( off., secr. ) la Rédemption éternelle acquise une fois pour toutes dans le Sang du Christ-Médiateur ( ép. ), nous presse d'avoir d'une foi vive dans l'amour de Dieu envers nous, une espérance ferme dans le témoignage sanglant ( grad., all., év., secr. ) de Jésus. Par le baptême nous entrons en communication avec cette Rédemption divine ( grad. ) et par la communion au sacrifice nous recevons le gage de notre vie et de notre gloire éternelles avec le Christ ( com., postc. ).
Introït.— Par votre sang, Seigneur, vous nous avez rachetés, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation, et vous avez fait de nous le royaume de notre Dieu.
Éternellement je veux changer les miséricordes du Seigneur; de génération en génération, Seigneur, je confesserai votre fidélité. Gloire au Père.
Collecte. — Dieu tout-puissant et éternel, vous avez consti-
p. 906
tué votre Fils unique Rédempteur du monde, et avez voulu être apaisé par son Sang, faites, nous vous en prions, que nous vénérions le prix de notre salut ( par un culte solennel ), et que, par sa vertu, nous soyons défendus sur la terre, contre les maux de la vie présente, afin de pouvoir jouir de son fruit éternel dans le ciel. Par le même N. S. J.- C.
Aux messes votives, on omet ce qui se trouve entre parenthèses.
Mémoire de l'octave de Saint Jean-Baptiste, p. 887.
Collecte ( Nativité de Saint Jean-Baptiste ).
O Dieu, qui avez rendu ce jour glorieux par la
p. 888
nativité du bienheureux Jean, accordez à vos peuples la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par N. S. J. C.
Épître: Christi, p. 294.
Épître de Saint Paul aux Hébreux, IX, 11-15
MES FRÈRES: Le Christ étant venu comme pontife des biens futurs, a passé par un tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'a pas été fait de main d'homme, c'est-à-dire qui n'appartient point à cette création, et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le Sang des boucs ou des veaux, mais avec son propre sang, ayant acquis une rédemption éternelle. Car, si le Sang des boucs et des taureaux, et l'aspersion faite avec la cendre d'une génisse, sanctifient ceux qui sont souillés, en purifiant leur chair, combien plus le Sang du Christ, qui par l'Esprit-Saint s'est offert lui-même sans tâche à Dieu, ne purifiera-t-il pas notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant ? C'est pourquoi il est le médiateur d'un nouveau testament, afin que, la mort étant intervenue pour le rachat des iniquités commises sous le premier testament, ceux qui sont appelés reçoivent la promesse de l'héritage éternel, en Jésus-Christ notre Seigneur.
Graduel. — C'est lui, Jésus-Christ, qui est venu par l'eau et par le Sang, non par !'eau seulement, mais par l'eau et le Sang. V/. Ils sont trois qui rendent témoignage dans le ciel: le Père, le Verbe et le Saint-Esprit; et ces trois sont un. Et il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre: l'Esprit, l'eau et le sang; et ces trois sont un.
Alléluia, alléluia. v/. Si nous recevons le témoignage des hommes, combien plus celui de Dieu qui est plus grand. Alléluia.
Évangile selon saint Jean, XIX, 30-35
EN CE TEMPS-LÀ: Après que Jésus eut pris le vinaigre, il dit: Tout est consommé. Et ayant incliné la tête, il rendit l'esprit. Or, comme c'était la préparation de Pâques, afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix le jour de sabbat ( car ce sabbat était très solennel ), les Juifs prièrent Pilate de leur faire rompre les jambes et de les faire enlever. Des soldats vin-
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dent donc, et rompirent les jambes du premier, puis de l'autre qu'on avait crucifié avec lui. Étant ensuite venus à Jésus et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent point les jambes, mais l'un d'eux lui perça le côté d'une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui l'a vu en rend témoignage, et son témoignage est véridique.
— CREDO
Offertoire. — Le calice de bénédiction, que nous bénissons, n'est-t-il pas la communion au sang du Christ ? Et le pain que nous rompons, n'est-t-il pas la participation au corps du Seigneur ?
Secrète. — Seigneur des vertus, faites que par ces divins mystères nous ayons accès auprès de Jésus, le médiateur de la nouvelle alliance, et que sur vos autels, se renouvelle l'effusion d'un sang plus éloquent que celui d'Abel. Par le même Notre Seigneur Jésus-Christ. Secrète II, article suivant.
Préface n° 4, p. 472.
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