Saint Michel, ange du pécheur, jour 22 ( extrait ).
Saint François de Sales affirme, comme une vérité attestée par les Pères, que saint Michel a reçu de DIEU le don particulier de toucher le cœur des pécheurs les plus endurcis, de leur inspirer un repentir sincère et de les amener à la pénitence.
N'est-ce pas ce que reconnaît l'Église quand elle nous fait faire l'aveu de nos fautes à DIEU d'abord, ensuite à la Bienheureuse Vierge Marie, puis à saint Michel? Ainsi le grand Archange est chargé de porter l'accusation de nos fautes devant le trône de DIEU et d'y implorer pour nous miséricorde. Saint Jean l'entendit un jour faire à DIEU cette touchante supplique: Pardonnez, Seigneur, pardonnez, vous qui ouvrez le livre et rompez le sceau. ( Ant. I. Vêpres, fête de saint Michel. )
Au ciel en notre faveur saint Michel redit la même prière: Pardon, Seigneur, pour votre créature, et malédiction à l'ange tentateur !
A.V.A.M.
Petite remarque: Dans le N.O.M. ( qui n'est pas de Paul VI toujours vivant mais de son sosie ) Saint Michel n'est même plus nommé.
Le 26 septembre nous fêterons l'anniversaire de PAUL VI toujours vivant malgré son très grand âge ( né en 1897 ).
Saturday, 22 September 2012
SAINT MICHEL dans ce blog ( de février 2012 à septembre 2012 ).
SAINT MICHEL dans ce
blog
( de février 2012 à
septembre 2012 ).
Saint Michel,
triomphe de saint Michel au ciel , jour 1 : blog monday 3 september
2012.
Opportunité du
culte de saint Michel ( II ) : blog monday, 4 june 2012.
Opportunité du
culte de saint Michel ( I ) : blog saturday , 2 june 2012.
Saint Michel,
défenseur des chrétiens, jour 16 : blog monday, 14 may 2012.
Saint Michel, ange
du Sacré-Cœur, jour 12 : blog friday, 11 may 2012.
8 mai – l’apparition de Saint-Michel Archange : blog
monday, 7 may 2012.
Litanies
de saint Michel ( II ) : blog february 2012.
Saturday, 15 September 2012
– 16 septembre – PRIÈRE AU SAINT ANGE DU JOUR.
– 16 septembre – PRIÈRE AU SAINT ANGE DU JOUR.
« Saint Ange du jour, Saint THADDIM, V ( Vertu ), Ange de l’énergie
créatrice,
donnez-nous toutes les grâces que nous pouvons implorer
pour nous, pour l’Église et les hommes.
Mais demandez aussi aux autres anges qu’ils implorent
eux-aussi des grâces particulières pour nous en ce jour qui est celui de votre
fête.
Par Jésus-Christ, notre Seigneur.
Ainsi
soit-il »
16 septembre. SAINT CYPRIEN, ÉVÊQUE DE CARTHAGE ( IIIe SIÈCLE ). Martyr.
16 septembre.
SAINT CYPRIEN, ÉVÊQUE DE CARTHAGE ( IIIe SIÈCLE ). Martyr.
Saint Cyprien est né en Afrique,
mais on ignore en quel lieu. Avant qu’il eût le bonheur d’être converti à la
religion chrétienne, il enseigna la rhétorique avec beaucoup de réputation. Il
ne quitta la religion païenne, dans laquelle il était né, qu’après avoir hésité
longtemps sur ce changement, et avoir mûrement délibéré s’il le devait faire.
« Il me semblait très-difficile,
dit-il, de renaître pour mener une vie nouvelle, et de devenir un autre homme
en gardant le même corps. Comment peut-on, pensais-je, se dépouiller tout d’un
coup d’habitudes enracinées et endurcies ? Comment pratiquer la frugalité,
quand on est accoutumé à une table abondante et délicate ? Mais quand l’eau
vivifiante eut lavé les taches de ma vie passée, et que mon cœur purifié eut
reçu la lumière d’en haut et l’esprit céleste, mes doutes s’évanouirent ;
je trouvai facile ce qui m’avait paru impossible. »
La vertu de Cyprien encore néophyte,
c’est-à-dire nouvellement baptisé, le fit élever à la prêtrise. On ne se
contenta pas même de le voir prêtre ; Donat, évêque de Carthage, étant
mort fort peu de temps après, tout le peuple fidèle s’empressa de demander qu’il
fut remplacé par Cyprien.
À cette nouvelle, le saint homme prit
la fuite, se croyant indigne d’un tel honneur ; mais dès que sa retraite fut
connue, une foule nombreuse investit la maison dans laquelle il s’était retiré ;
malgré toutes ses représentations, il fut obligé de se soumettre, et il fut
sacré évêque de Carthage l’an de Jésus-Christ 248.
Cyprien ne songeait qu’à bien
conduire son diocèse, et à y faire fleurir la foi et la piété, lorsque le démon
suscita dans l’Église une tempête qui obligea ce saint pasteur à se séparer
pour quelques temps de son troupeau.
L’an 249, l’empereur Dèce publia un
édit par lequel il ouvrait contre les fidèles une cruelle persécution.
Il y eut beaucoup de personnes du
clergé et du peuple de Carthage qui moururent pour la foi, et un plus grand
nombre qui fut mis en prison, et n’en sortit qu’après avoir beaucoup souffert.
Mais il y en eut aussi, surtout
parmi ceux qui étaient riches ou en place, qui s’offrirent d’eux-mêmes pour
brûler de l’encens en l’honneur des idoles ; d’autres qui confessèrent d’abord
le nom de Jésus-Christ au milieu d’affreux supplices, mais qui n’étant pas
assez humbles, et n’ayant pas une foi assez vive, le renoncèrent dans les
tourments, finirent par apostasier après avoir commencé à défendre la vérité.
Saint Cyprien, qui avait été obligé
de prendre la fuite, fut extrêmement affligé de ces tristes nouvelles ; et
il en témoigna sa peine à son clergé.
Plusieurs de ceux qui étaient tombés
furent sensibles à la charité de saint Cyprien, et demandèrent à être admis à
la pénitence.
Saint Cyprien écrivit aussi aux
confesseurs, c’est-à-dire à ceux qui avaient confessé Jésus-Christ devant les
magistrats, et au peuple ; aux premiers, pour leur remontrer que s’ils ont
gardé la foi au Seigneur avec tant de courage, ils doivent aussi être les plus
zélés à garder sa loi et la discipline de l’Église ; aux seconds, pour les
engager à exhorter ceux qui sont tombés et qui avouent leur faute à en faire
pénitence et à attendre avec patience le
moment de leur réconciliation, qui ne peut être méritée que par les larmes et
une longue épreuve.
Cette conduite de saint Cyprien fut
soutenue par le clergé de Rome, qui écrivit à celui de Carthage de tenir ferme
contre les importunités des apostats qui s’avouaient coupables, et de ne les
réconcilier que suivant la rigueur salutaire de l’Évangile.
« Il est aussi nécessaire, dit le
clergé de Rome, quand on est dans un temps fâcheux, de tenir ferme à la
discipline de l’Église, qu’il est important de ne point quitter le gouvernail d’un
navire pendant la tempête. DIEU garde l’Église romaine, ajoute la lettre, de
perdre sa vigueur par une facilité profane, et de relâcher les nerfs de la
sévérité en renversant la majesté de la foi. »
L’empereur Valérien ayant renouvelé
la persécution contre les chrétiens, saint Cyprien fut pris et condamné à
perdre la tête.
Le saint évêque étant arrivé au lieu
du supplice, se prosterna le visage contre terre, et fit sa prière. Quand elle
fut finie, il ôta ses habits, qu’il donna à ses diacres. Il prit ensuite un
bandeau pour se couvrir les yeux ; et comme il avait de la peine à le
nouer par derrière, un prêtre et un diacre lui rendirent ce dernier office.
Lorsque l’exécuteur parut, Cyprien lui fit donner vingt-cinq écus d’or ;
puis il se mit à genoux ; et les mains croisées sur la poitrine , il
attendit le coup qui devait le faire passer de cette vie à la glorieuse
immortalité.
Les fidèles avaient jeté autour du
saint des mouchoirs et des linges pour recueillir son sang. Il reçut la
couronne du martyre le 14 septembre, l’an de Jésus-Christ 258.
À Rome, on célèbre encore la fête de
saint Corneille, pape, qui souffrit le martyre pour la foi de Jésus-Christ, et
qui, après avoir supporté l’exil, et refusant toujours de trahir son divin
Maître, eut enfin la tête tranchée vers l’an 252.
PRATIQUES. — 1. Nous
avons grand besoin de l’indulgence de l’Église : mais c’est se tromper que
de croire qu’elle dispense de faire pénitence.
2. Personne de nous, dit saint Cyprien, ne cherche
ici-bas ni joie, ni prospérité. C’est donc là le caractère qui distingue les
chrétiens d’avec les païens : est-ce le nôtre ?
PRIÈRE. — Que votre
croix, Seigneur, fasse toute notre joie ; que votre sainte pauvreté soit
notre trésor.
A.I.
A.I.
Monday, 3 September 2012
- 04 septembre – SAINTE ROSE DE VITERBE ( XIIIème SIÈCLE).
-
04
septembre – SAINTE ROSE DE VITERBE (
XIIIème SIÈCLE).
La vie de cette sainte fut courte, mais remplie de
faits merveilleux.
Elle naquit en 1240, dans la saison
où éclosent les roses et au milieu du bruit de l’assaut que livrait alors
contre sa ville natale l’empereur d’Allemagne Frédéric II, révolté contre la
Papauté qui, à la mort de son père, l’avait recueilli encore au berceau, et l’avait
élevé, qui lui avait, en outre, conservé la couronne de Sicile qu’il avait
héritée de sa mère, et avait fait d’heureux efforts pour le faire élire, à son
tour, empereur d’Allemagne ( 1 ).
Les parents de Rose était pauvres,
mais recommandables par leur ancienne noblesse et par une vertu à toute
épreuve.
Ils gémissaient sur les maux de l’Église,
quand DIEU leur donna cette enfant de prodige, qui devait y mettre un terme.
En effet, sans parler ici des
merveilles qu’elle avait déjà opérées et qui étaient comme le prélude par
lequel DIEU préparait le succès de la mission qu’Il allait lui confier, notre
sainte, à peine âgée de huit ans, était un jour, veille de la fête de saint
Jean-Baptiste, dans une extase profonde : la très-sainte Vierge lui
apparut et, après lui avoir prescrit d’aller, le lendemain, visiter les églises
du saint précurseur, et de prendre l’habit de saint François en l’église de
sainte Marie :
« Il te faudra, ajouta-t-elle,
combattre ensuite les ennemis de mon fils, à travers beaucoup de persécutions.
Ceux qui t’écouteront seront récompensés de DIEU, et ceux qui te mépriseront
seront sévèrement punis. »
Rose exécuta promptement ces ordres,
et prêcha la pénitence au peuple, un crucifix à la main. DIEU donna à sa parole
une éloquence et une sagesse qui frappèrent d’admiration tous ceux qui l’entendirent.
Sans autre maître que le Saint-Esprit, elle prouvait les vérités de la foi et
la nécessité de la papauté avec une force et une logique invincibles.
Les hérétiques voulurent entrer en
lutte avec elle, mais elle les réduisit bientôt au silence.
L’autorité des miracles vint s’ajouter
à l’éloquence de sa parole. Elle guérissait les maladies les plus incurables,
rendait la vue à des aveugles, en présence de milliers de témoins.
Le bruit de ces merveilles se
répandant au loin, on accourait de toutes parts pour la voir et pour l’entendre.
Pendant dix-huit mois ce fut un
spectacle on ne peut plus prodigieux et on ne peut plus admiré, que celui d’une
jeune enfant prêchant la soumission au Souverain-Pontife, convertissant les
hérétiques et apaisant les révoltes, au nom de DIEU qui l’envoyait et qui
autorisait sa parole en lui communiquant une puissance surhumaine.
Les cris de Vive le Pape, Vive Notre-Seigneur Jésus-Christ, succédèrent aux
désordres de la rebellion et des moeurs.
Cependant les impériaux frémissant
de rage, l’accablèrent d’outrages ; le gouverneur de Viterbe, cédant à
leur désir criminel, la fit venir et lui défendit de prêcher désormais. Mais
levant son crucifix, Rose répondit courageusement que « tant qu’elle aurait un
souffle de vie, elle ne cesserait d’annoncer la parole de DIEU et la soumission
à ses volontés. »
En effet, malgré les injures du
gouverneur, elle prêcha avec plus de hardiesse que jamais ; ce que voyant
, les partisans de Frédéric amenèrent le gouverneur, à force de menaces, à la
chasser de Viterbe avec ses parents.
Dans son exil, non-seulement elle
poursuivit sa mission, mais elle annonça la mort prochaine de Frédéric. C’était
en décembre 1250, le jour de la fête de saint Nicolas, dans le village de
Soriano :
« Je vous annonce, s’écria-t-elle
devant la foule assemblée, je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera d’un
grand soulagement à toute la chrétienté. Il a plu à Notre-Seigneur de retirer
de ce monde l’empereur Frédéric, le cruel persécuteur de l’Église catholique. »
Frédéric II mourut en effet dans la
Pouille, royaume de Naples, selon la prédiction.
À peine la nouvelle se fut-elle
répandue, que Rose fut rappelée dans sa patrie, où ses concitoyens la reçurent
en triomphe ; le Souverain-Pontife fugitif rentra dans Rome, et s’empressa
de remercier la sainte enfant des services qu’elle avait rendus au Saint Siège ;
la mission de celle-ci était finie ! DIEU lui accorda encore sept ans de
vie, qu’elle passa dans la retraite, la prière et les austérités.
Enfin son âme, languissant sur la
terre, s’envola vers son créateur le 6 mars 1258.
Son corps se conserve intact dans l’église
du monastère qui porte son nom.
Innocent IV commença le procès de sa
canonisation. Alexandre IV la déclara sainte de vive voix et permit de lui
rendre un culte public. Ce ne fut pourtant que sous Calixte III, en 1458, qu’elle
fut inscrite au martyrologe, après une longue et minutieuse enquête.
( 1 ) Voir l'Histoire de la vie d'Innocent III, par Hurter.
PRATIQUES.
— Tous les persécuteurs de la papauté sont jugés par l’histoire. Le Père
commun des fidèles a besoin de son indépendance ; sa liberté s’identifie
avec celle de nos consciences et celle de l’Église entière. C’est pourquoi DIEU
la venge toujours. Déclarons-nous donc ses défenseurs dévoués.
PRIÈRE.
— Levez-vous, Seigneur, et vengez votre cause. Les ennemis de votre Église
osent, de nos jours, attaquer l’indépendance de son chef vénéré ( Paul VI toujours vivant ). Confondez-les,
dispersez-les et surtout convertissez-les !
A.I.
– 04 septembre – PRIÈRE AU SAINT ANGE DU JOUR
– 04 septembre – PRIÈRE AU SAINT ANGE DU JOUR.
« Saint Ange du
jour,
Saint HANANI, IX ( Ange ), ‘Il guérit ce qui est brisé’,
donnez-nous toutes les grâces que nous pouvons implorer
pour nous, pour l’Église et les hommes.
Mais demandez aussi aux autres anges qu’ils implorent
eux-aussi des grâces particulières pour nous en ce jour qui est celui de votre
fête.
Par Jésus-Christ, notre Seigneur.
Ainsi
soit-il »
Saint Michel, jour 1, triomphe de saint Michel au ciel.
Saint Michel, triomphe
de saint Michel au ciel, jour 01.
À l’aurore des
temps, DIEU était seul avec ses anges. Il les avait créés innombrables pour
entourer son trône, chanter sa gloire, adorer sa majesté. Or il Lui plut de les
soumettre à une épreuve. Il se devait de récompenser leur fidélité en les
confirmant dans la gloire et dans le bonheur.
Quelle fut cette épreuve ?
Plusieurs théologiens ont pensé que DIEU, soulevant devant eux un coin de
l’horizon des temps à venir leur montra le Verbe fait chair : « Voici, leur dit-Il, celui que j’ai choisi héritier de toutes choses. Son trône sera
éternel, c’est à ma droite qu’il sera assis. » Et pendant qu’ils
regardaient étonnés, une voix se fit entendre : « Que tous l’adorent ! ( 1 ).
»
À cet ordre, le chef des cohortes
angéliques, Lucifer, s’émeut et s’indigne : « Adorer, se dit-il, c’est
m’abaisser, je ne puis accepter cette humiliation. DIEU prend, pour l’élever à
Lui, une créature d’un ordre inférieur ; eh bien ! moi aussi, je
vais monter, j’élèverai mon trône au-dessus des astres de DIEU, je m’assiérai
sur la montagne de l’alliance et je serai semblable au Très-Haut ( 2 ). »
Ces pensées orgueilleuses lui
inspirent le cri de la révolte : « Je
ne servirai pas ».
Ce cri trouve un écho dans les phalanges célestes ;
Lucifer rallie les révoltés et ils s’élancent vers les hauteurs.
Ils montaient, quand un ange se
dressant devant eux jeta le cri de fidélité : « Qui donc est comme DIEU ? » Ce fut le signal d’un grand combat ( 3 ) .
L’issue n’en pouvait être douteuse. Bientôt on n’aperçut
plus dans le ciel que le champion des droits de DIEU et l’armée des anges
demeurés fidèles qu’il avait conduits à
la victoire : un abîme de feu s’était ouvert et avait englouti les
rebelles.
L’épreuve était passée, l’heure de
la récompense était venue. L’ange dont la fidélité et la vaillance s’étaient
ainsi signalées, devait être spécialement favorisé de DIEU. Il le fut. Il reçut
son nom, ce nom de Michel qui fait sa
gloire, puisqu’il est l’expression même de son cri de combat. Quis ut DEUS ?
Et de plus il fut établi le chef de la milice céleste, le prince des
anges.
Le temps de la vie est pour nous le temps de l’épreuve.
Rappelons-nous donc la fidélité de saint Michel, son cri de guerre et son
triomphe. Que nos lèvres invoquent son nom, ce nom terrible à l’enfer, puisque
c’est à ce nom que la puissance de Satan a été brisée, et que notre cœur redise
son cri de victoire : Qui est comme DIEU ? Nous traverserons sans
faiblir les jours de l’épreuve, et nous acquerrons des droits à la récompense
promise aux vaillants.
Pratique. — À l’exemple de saint Michel,
défendons les droits de DIEU, quand ils sont attaqués devant nous.
1. Hébr., I.
2. Isaïe, XIV, 13-14.
3 Apoc., XII, 7.
Histoire.
Saint Michel est regardé comme l’ange protecteur du peuple de DIEU. Sa
première manifestation est racontée dans l’histoire sainte.
Abraham est assis à la porte de sa tente.
Trois jeunes hommes se présentent à lui. Ils ont un
aspect si plein de dignité et de majesté que le patriarche, se levant aussitôt,
se prosterne devant eux.
Il s’adresse à celui que les deux autres entourent :
il lui semble plus grand, plus remarquable, et c’est lui en effet qui prend la
parole. Il annonce à Abraham la naissance d’un fils et le châtiment de Sodome
dont les crimes appellent la vengeance divine.
Il est permis de le penser, c’est avec saint Michel
qu’Abraham eut cet entretien si simple et si familier, où il demandait
miséricorde pour les villes coupables ( I ).
DIEU est père, il est toujours plus disposé à pardonner
qu’à punir.
Puisse-t-Il trouver chez nous assez de justes pour
désarmer sa colère !
I. Corneille La Pierre, Comm. sur la Genèse, chap. XVIII.
A.V.A.M.
PRIÈRE
Ô glorieux saint Michel, vous qui, à la tête des anges
fidèles, fléchissez le genou devant le Seigneur Jésus, faites éclater, avec une
nouvelle puissance, vos hommages et vos adorations, en échange des outrages et
des blasphèmes dont ce divin Sauveur est l’objet ; prenez en main sa
cause, obtenez-nous la grâce de mieux le servir, et prosternez devant sa
majesté trois fois sainte tous ses ennemis contrits et humiliés. Ainsi soit-il.
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