Saturday, 16 July 2011

15 juillet SAINT HENRY II, EMPEREUR (XIème SIÈCLE).

15 juillet
SAINT HENRI II, EMPEREUR ( XIe SIÈCLE ).
Henry, surnommé le Pieux, fils d’Henry, duc de Bavière, hérita du titre de son père à l’âge de vingt-trois ans, et huit ans après, de la couronne de l’empereur Othon, son cousin, mort sans enfants. Les grandeurs humaines ne l’éblouirent point. Pénétré de l’étendue de ses devoirs, il priait, méditait la loi de DIEU, s’humiliait devant la Souveraine Majesté, s’efforçait de procurer sa gloire et l’exaltation de la sainte Église, d’entretenir la paix dans ses États, et de chercher en tout le bonheur de ses sujets. Il ne recula pas devant les guerres que la nécessité rendaient légitimes. C’est ainsi qu’il marcha deux fois contre Hardovin, seigneur lombard révolté contre lui, et le tailla en pièces. Il alla ensuite à Rome, où il fut couronné empereur des Romains par le pape Benoit VIII. Il confirma dans cette circonstance et renouvela les donations que ses prédécesseurs avaient faites au Saint-Siège, savoir : de la ville de Rome, de l’exarchat de Ravenne et de plusieurs autres domaines en Italie (1). À son retour de Rome par les Alpes, il visita le monastère du Mont-Cassin, où il tomba si dangereusement malade, qu’il ne dut la vie qu’à un miracle opéré par l’intercession de saint Benoît. Toutes les entreprises de notre saint étaient précédées par la prière. Plus d’une fois, au plus fort des diverses batailles qu’il livra, il vit, dit la légende sacrée, son ange gardien et les saints martyrs ses patrons, Laurent, George et Adrien, combattant pour lui au premier rang de ses armées. Ceci aurait eu lieu surtout dans le combat qu’il livra aux idolâtres qui habitaient la Pologne et l’Esclavonie, contre lesquels il remporta une victoire complète. Il unit ensuite ses efforts à ceux de saint Étienne, roi de Hongrie, pour amener les Hongrois à la connaissance de Jésus-Christ. Dans le détail de sa vie privée, il ne fut pas moins admirable que sur le champ de bataille et dans le maniement des affaires. Il captiva, par la mortification, tous ses penchants sous la loi du devoir. Les plaisirs, même innocents, lui paraissaient dangereux, parce qu’ils affaiblissaient la force de l’âme. Le procès de sa canonisation nous apprend qu’il conserva, dans le mariage, une continence perpétuelle, et qu’avant de mourir il remit Cunégonde, son épouse, à sa famille, en leur déclarant qu’elle était intacte comme il l’avait reçue. Cet exemple de vertu dispense de tout autre. Ajoutons seulement qu’il enrichit les églises dans l’intérêt de la magnificence du culte, et qu’il avait une tendre dévotion à la sainte Vierge et aux anges gardiens. Un instant il voulut renoncer au trône et se retirer dans l’abbaye de Saint-Vannes, à Verdun, mais de sages conseils le détournèrent de ce dessein. Il mourut enfin, le 14 juillet 1024. Eugène III le canonisa en 1152.
PRATIQUES. — Les saints ont rempli les devoirs de leur position et pratiqué les vertus de l’Évangile. Quant aux honneurs et aux biens de ce monde, ils en ont usé comme n’en usant pas. Ils les ont redoutés et ont désiré les abandonner. Avons-nous ces sentiments ?
PRIÈRE. — Sans vous, Seigneur, nous ne saurions être vainqueurs dans nos luttes contre la chair, le monde et le démon. Soutenez-nous de votre grâce toute puissante, et faites-nous remporter la palme de l’innocence.
(1) (1) Le siège de Rome possédait de grands biens, même pendant les persécutions des premiers siècles, comme le prouvent les aumônes très-abondantes, immenses même, que faisaient alors les papes. Une fois la paix rendue à l’Église, les princes chrétiens accordèrent aux pontifes de très-amples possessions pour le service de l’Église. Ils eurent une juridiction très-étendue dans le sixième siècle ; ils avaient des juges criminels en Sicile, dans la Calabre, la Pouille, la Campanie, l’exarchat de Ravenne, la Dalmatie, l’Illyrie, la Sardaigne, la Corse, la Ligurie, etc. Ils avaient une très-grande part dans le gouvernement civil de Rome ; ils faisaient des traités de paix, empêchaient les guerres, repoussaient les ennemis, et défendaient les villes reprises sur eux. Pendant les troubles occasionnés par les ravages des Lombards, ce furent les papes qui veillèrent à la défense de l’Italie, abandonnée souvent par les Européens. C’est à la France qu’ils s’adressaient souvent alors. Pépin, accouru à leur secours, obligea Astolphe, roi des Lombards, à restituer aux papes ce qu’il leur avait enlevé ; lui ôta l’exarchat de Ravenne, dont il s’était emparé, et le restitua au Saint-Siège en 755. Charlemagne confirma cette restitution. Les peuples, heureux de leur affranchissement, saluèrent avec bonheur la liberté dont ils allaient jouir encore sous le gouvernement des pontifes romains. (Voir une dissertation italienne de l’abbé Cenni, sous le titre de : Examen des diplômes de saint Henri II, de Pépin, de Charlemagne et d’Othon.)

Wednesday, 13 July 2011

JOURNAL D’UN CANDIDAT À LA VIE ÉTERNELLE (I)

JOURNAL D’UN CANDIDAT À LA VIE ÉTERNELLE (I)
ÉVANGILE : LA RECONNAISSANCE.
11 Toujours en chemin vers Jérusalem, Jésus passait sur les confins de la Samarie et de la Galilée.
12 Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre, et restant à distance, ils crièrent d’une voix forte :
13 « Jésus, maître, ayez pitié de nous !»
14 Jésus les vit et leur dit : « Allez vous montrer au prêtre. »
Comme ils y allaient, les voilà guéris.
15 L’un d’eux, se voyant guéri, revient alors sur ses pas, glorifiant DIEU tout haut.
16 Il se prosterne aux pieds de Jésus et le remercie. Or c’était un Samaritain.
17 Jésus lui dit : « Tous les dix n’ont-ils pas été guéris ? Où sont les neuf autres ?
18 Il ne s’est donc trouvé que cet étranger pour revenir remercier DIEU… »
19 Puis il ajouta : « Lève-toi, va ton chemin, ta foi t’a sauvé. » (St Luc XVII)
VIE COURANTE : OBJETS PERDUS ET SAINT ANTOINE.
Je lisais sur une publicité : «Saviez-vous que nous passons en moyenne un an de notre vie à la recherche d’objets que nous ne savons pas où nous les avons laissés.» J’ajouterai : Sans parler de la fatigue nerveuse qui nous fait perdre sans doute des heures de vie.
Et la publicité montrait deux petits appareils en relation l’un avec l’autre, l’un un porte-clefs (que nous fixons à la clef de la voiture, car la publicité prétendait résoudre le problème de ceux qui ne savent jamais où ils laissent leur clef de voiture, ce qui dans certains cas peut être dramatique) et l’autre un petit carton que l’on peut mettre dans la plus grande partie des portefeuilles.
On oublie où on a mis les clefs de la voiture ?
Paf, on appuie alors sur le bouton du carton pour actionner l’alarme dont est doté le porte-clefs (agit jusqu’à 40 mètres de distance).
C’est astucieux et j’y avais pensé (quoique légèrement différent) -mais je vois que cela existe déjà- et j’avais laissé tomber l’idée car bien vite je m’étais rendu compte que, personnellement, je suis tellement tête en l’air, qu’il me faudrait un autre système pour trouver où je mettrais le carton.
Mais quand même, c’est une bonne idée et, avec un peu de discipline, je la recommande aux distraits.
Hier soir, je ne retrouvais pas mes lunettes que j’avais de nouveau égarées. Or, j’en avais absolument besoin. J’ai cherché presque partout mais non. Et je me suis couché triste de ne pas pouvoir faire ce que j’avais envisagé que je ne pouvais pas faire sans mes lunettes. Et ce matin, je ne les trouvais pas non plus. Là ça devenait pénible.
C’est alors que dans mon embêtement m’est venue l’idée tardive de faire comme je fais d’habitude en pareil cas. Pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ?
J’invoque Saint Antoine (pour retrouver l’objet en question) et je lui promets une bougie.
Pour brûler la bougie promise, j’ai installé dans la cuisine un système très sûr, ( même au cas toujours possible, malgré mes soins contraires, où, dans un moment de distraction, il m'arriverait de m’absenter de la cuisine ): j’ai mis sur l’évier une bassine, de l’eau dans la bassine et le chandelier dans cette bassine pleine d’eau si bien que si la bougie allumée tombe, elle ne peut que tomber dans l’eau qui éteint la flamme. Mais même ainsi la bougie n’est même pas une seconde sans surveillance et je ne quitte jamais la pièce, même une seconde, sans éteindre la bougie. De plus la bougie est éloignée de tout objet risquant de prendre feu par suite d’un courant d’air, tissu, plastique, etc. : je ne rigole pas avec la sécurité car tout le soin pour la sécurité n’est jamais de trop.
Donc, je fonce vers Lucie ( Louise ), mon amie invalide, et je lui dis : « Lucie, s'il vous plait, vite, faites une prière à Saint Antoine, j’ai besoin de retrouver mes lunettes! »
Lucie fait sa petite prière et moi dans la seconde même je retrouve ma paire de lunettes à un endroit tout à fait improbable.
Merci Saint Antoine, merci Saint Antoine ! ( et merci Lucie !) Ô comme je vous aime, cher saint Antoine, de m’avoir aidé et comme je me sens mieux maintenant que j’ai retrouvé mes lunettes ! Je ne vais pas vous brûler une bougie maintenant mais si je vois le livre que vous avez écrit, promis, je m’arrête un peu et je lis au hasard deux ou trois phrases car tout ce que vous avez écrit le fut à la lumière du Saint Esprit. Je serai moi-même la bougie et la flamme spirituelle sera le feu de l’amour de DIEU qui a hâte de se répandre sur cette terre aride et sans amour (ou en tout cas avec pas assez d’amour) car tout le monde parle d’amour mais le seul véritable amour c’est l’amour de DIEU, l’amour en DIEU. Et de toute façon je vous brûlerai la bougie promise.
Voilà, je l’ai dit, Saint Antoine aide puissamment ceux qui le prient quand on a égaré quelque chose. Je m’en ‘sers’ même pour retrouver une idée ou une pensée perdue.
J’ai fait, à ma dimension, comme le lépreux guéri par Jésus. J’ai dit ma reconnaissance à Saint Antoine et je loue DIEU qui a mis un tel saint à portée de la main si je puis dire, en tout cas très proche de notre quotidien, pour nous aider dans les mille petits tracas de la vie courante.

Saturday, 9 July 2011

9 juillet SAINT ÉPHREM, DOCTEUR DE L’ÉGLISE (IVe SIÈCLE).

9 juillet
SAINT ÉPHREM, DOCTEUR DE L’ÉGLISE (IVe SIÈCLE).
Éphrem naquit à Nisibe en Mésopotamie, de parents pauvres, mais ennoblis par le sang des martyrs de leur famille. Bien que consacré à DIEU dès son enfance, il ne reçut le baptême qu’à l’âge de dix-huit ans. Il nous apprend lui-même qu’il avait commis deux fautes auparavant ; ces deux fautes, quoique peu graves, excitèrent ses regrets et ses larmes toute sa vie. « C’est qu’il fut profondément pénétré, jusqu’à son dernier soupir, de la crainte des jugements de DIEU. » Peu après son baptême, il prit l’habit monastique pour ne plus s’occuper que des vérités éternelles. Dans le monastère où il se retira, il exerça contre lui-même les plus dures pénitences. Il couchait sur la terre nue, passait une partie de la nuit en prières, et restait quelquefois plusieurs jours sans manger. Il s’occupait aussi à travailler des mains, selon la coutume des moines, et faisait des voiles de navires. Nous apprenons par ses Confessions et par ses commentaires sur le Testament, qu’il se méprisait souverainement, qu’il pratiqua rigoureusement la vertu de pauvreté, et qu’il possédait à un haut degré l’esprit de componction et de pénitence. Il nous a laissé des discours sur cette dernière vertu, « qui est, selon lui, le pain quotidien des hommes spirituels. Je sens, dit-il ailleurs, que je ne pourrais résister au trouble qui m’accable, en pensant à mes péchés, si je n’étais soutenu et encouragé par quelques exemples de miséricorde, comme ceux du bon larron, du publicain, de la femme pècheresse, de la Cananéenne et du Samaritain. » Après plusieurs années passées dans le désert où il vécut comme n’ayant point de corps, il en sortit pour aller à Édesse vénérer les reliques de l’apôtre saint Thomas. C’est dans cette ville qu’il fut ordonné diacre. À peine eut-il reçu cet ordre, qu’il devint l’apôtre de la pénitence. La nature lui avait donné un rare talent pour la parole. Il était poëte et versé dans la dialectique ; il avait approfondi la sainte Écriture. Les conversions opérées par sa parole douce, gracieuse et entraînante furent très-considérables. Il amena en outre plusieurs idolâtres à la vérité, et convertit aussi un grand nombre d’hérétiques. Il composa des écrits dont il serait impossible de faire passer les beautés dans une traduction. Outre ceux que nous avons nommés, il fit un livre contre les Macédoniens pour prouver la divinité du Saint-Esprit. Aux Novatiens, il opposa un traité sur l’efficacité de la pénitence. Il combattit également les Millénaristes, qui osaient prétendre qu’avant le jugement universel les élus demeureraient mille ans sur la terre pour y jouir de toutes sortes de plaisirs. L’impie Bardesanes niait la résurrection de la chair et Apollinaire niait que Jésus-Christ eût pris la nature humaine complète. Saint Éphrem attaqua vigoureusement ces hérétiques et les terrassa. Il étouffa encore plusieurs autres hérésies dans leur naissance. Il visita saint Basile à Césarée, où celui-ci l’ordonna prêtre, revint à Édesse et se prépara avec une nouvelle ferveur au passage de l’éternité ; c’est dans cette ville qu’il composa ses soixante-seize Parénêses. Ce sont des exhortations touchantes à la pénitence, consistant principalement en prières affectives. Il recommanda « qu’on ne chantât point d’hymnes funéraires à son enterrement, qu’on n’enveloppât point son corps dans rien de précieux, et qu’on ne lui fît point d’éloge funèbre ; qu’on prît son corps sur les épaules et qu’on le jetât dans le tombeau comme l’abomination du monde. » Il mourut après avoir reçu les Sacrements et donné sa bénédiction à ses disciples. Cette sainte mort eut lieu en l’année 378. Aussitôt après, on célébra sa fête à Édesse.
PRATIQUES. – Seigneur, disait David pénitent, pénétrez mes chairs de votre crainte. Après lui, saint Éphrem disait : Je suis l’abomination du monde ; la crainte des jugements de DIEU m’épouvante… Comment donc serions-nous, misérables pécheurs que nous sommes, tranquilles sur notre sort futur ? Humilions-nous sous la main de DIEU et faisons pénitence de nos péchés.
PRIÉRE. – Nous implorons votre miséricorde, ô Jésus, Sauveur des hommes. Si vous ne nous traitez comme la femme pécheresse et le publicain, que deviendrons-nous au jour épouvantable de vos vengeances ? Nous nous jetons, ô mon DIEU, dans les bras de votre infinie miséricorde.

CONSIDÉRATIONS SUR LA PRIÈRE (I)

«Celui-la sait bien vivre qui sait bien prier.» Saint Augustin

«Celui qui prie se sauve et celui qui ne prie pas se damne.» Saint Alphonse

«Oportet semper orare et non deficere.» Saint Luc XVIII 1: «Jésus leur proposa une parabole pour montrer qu'il faut toujours prier sans jamais se lasser ...»

Wednesday, 6 July 2011

2 JUILLET. LA VISITATION DE LA SAINTE VIERGE À SAINTE ÉLISABETH.

L’Ange Gabriel fut envoyé à Marie pour lui annoncer qu’elle allait devenir la Mère du Fils de DIEU sans perdre sa virginité. En preuve de la possibilité de ce prodige, il lui cita l’exemple de sa cousine Élisabeth, qui, malgré sa stérilité et son âge avancé, était enceinte déjà de six mois. Joyeuse de cette nouvelle, Marie s’empressa d’aller, à travers la Judée, au pays d’Hébron, dans la tribu de Juda, pour exprimer ses félicitations à Élisabeth.

LA VISITATION DE LA SAINTE VIERGE À SAINTE ÉLISABETH.

Saint Luc I

39 En ces mêmes jours, Marie se leva et se hâta vers le pays des montagnes, dans une ville de Juda.

40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.

41 Or, dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie de l’Esprit-Saint.

42 Élevant la voix, elle s’écria :

« Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et le fruit de vos entrailles est béni.

43 Et d’où me vient cet honneur que la mère de mon Seigneur vienne à moi ?

44 Car la voix de votre salut n’a pas plus tôt frappé mes oreilles que l’enfant a tressailli d’allégresse en mon sein.

45 Heureuse celle qui a cru, car ce qui lui a été dit de la part du Seigneur, va s’accomplir ! »

C’est alors que Marie, voyant découvert le mystère dont elle était l’instrument, entonna le sublime cantique du Magnificat, monument éternel de sa reconnaissance et de son humilité

46 Et Marie dit :

« Mon âme magnifie le Seigneur,

47 Et mon esprit se réjouit en DIEU qui est mon Sauveur.

48 Parce qu’il a jeté les yeux sur la petitesse de Sa servante.

Car voici que désormais toutes les générations me proclameront bienheureuse.

49 Parce que le Tout-Puissant a fait en moi de grandes choses.

Son nom est Saint.

50 Et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.

51 Il a déployé la force de son bras ;

Il a dispersé ceux qui avaient le cœur plein de pensées orgueilleuses ;

52 Il a renversé les puissants de leur trône,

Et il a élevé les humbles ;

53 Il a rassasié de biens les affamés,

Il a renvoyé les riches les mains vides.

54 Il a secouru son serviteur Israël,

Il s’est souvenu de sa miséricorde,

55 — Comme il l’avait dit à nos pères —

Envers Abraham et sa postérité, pour toujours. »

Après trois mois passés auprès de sa cousine, Marie s’en retourna à Nazareth.

56 Marie demeura chez Élisabeth environ trois mois, puis s’en retourna chez elle.

PRATIQUES. – L’humilité de Marie et d’Élisabeth est profonde. L’une et l’autre nous apprennent comment on se rend digne des faveurs de DIEU, et comment il faut les recevoir et en conserver les fruits.

PRIÈRE. – Seigneur, jetez vos regards sur notre néant, comblez de vos grâces le vide de nos âmes, souvenez-vous de votre miséricorde, et faites que nous accomplissions toujours avec humilité vos divines volontés.

CHAPELET

(Bienheureuse fut Bernadette, égrenant son chapelet devant la grotte, qui apprit des lèvres et du regard de la Vierge Sainte à rendre gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit. -Pie XII-)

Trois chapelets équivalent à un Rosaire.

Donc, le chapelet égale un tiers du Rosaire.

LA ‘VISITATION’ FAIT PARTIE DES MYSTÈRES DU CHAPELET : Mystères joyeux (lundi et jeudi), deuxième dizaine = Mystère de la Visitation.

MYSTÈRES JOYEUX.

Offrande de la dizaine du mystère de la Visitation selon Saint Louis de Montfort.

À la seconde dizaine. – Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette seconde dizaine en l’honneur de la Visitation de Votre Très Sainte Mère à sa cousine Sainte Élisabeth, et nous vous demandons, par ce mystère et par l’intercession de Votre Très Sainte Mère, la grâce d’une parfaite charité.

On peut rajouter ceci : Avant de commencer la dizaine, quelques secondes de méditation sur le mystère et l’on dira à chaque ‘Je Vous salue Marie’: et Jésus sanctifiant.

Présentation du mystère de la Visitation selon un Missel (LES MYSTÈRES DU ROSAIRE) :

Le Rosaire, dit ce Missel, remonte au moins au XIIe siècle. Saint Dominique, et l’ordre fondé par lui, firent beaucoup pour rendre populaire cette dévotion qui joint à la prière vocale la méditation des principaux mystères auxquels participe la Mère de Jésus.

L’Office divin (continue le Missel) comporte la récitation des 150 psaumes en l’honneur de DIEU. Les 150 Ave Maria du Rosaire sont une manière de psautier de la Vierge. Les intentions de prière données à propos de chaque mystère ne sont pas à prendre toutes ensemble pour la récitation du chapelet. Elles sont des suggestions, grâce auxquelles on pourra varier sa prière en s’arrêtant tantôt à l’une, tantôt à l’autre.

MYSTÈRES JOYEUX

2. VISITATION

«Le Seigneur a fait en moi de grandes choses.»

Fruit du mystère : la charité fraternelle.

Grâces à demander : Porter le Christ aux autres ; acquérir la délicatesse dans la manière de rendre service ; se dévouer à sa famille et à son entourage ; avoir comme Marie l’habitude d’attribuer à DIEU le bien que l’on peut faire ; acquérir l’esprit de reconnaissance.

Intentions de prière du mystère de la Visitation : sa famille ; les mères de famille ; les gens occupés aux humbles besognes ; ceux qui nous reçoivent ; les pèlerins et les voyageurs.

Que le monde soit porteur du Christ et de sa charité.

Ensuite on dit 1 NOTRE PÈRE

et 10 JE VOUS SALUE MARIE

Ensuite on dit :

Gloire soit au Père, Au Fils, et au Saint-Esprit,

comme il était au commencement, maintenant et toujours,

et dans tous les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

Ensuite on dit :

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde.

Ensuite on dit :

Grâce du mystère de la Visitation, descendez dans nos âmes et les rendez vraiment saintes. Ainsi soit-il.

Puis on passe au mystère suivant.

QUI A ÉCRIT ?


QUI A ÉCRIT ?




3 Car un temps viendra où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine du salut; ayant aux oreilles la démangeaison d'entendre du neuf, ils se choisiront, au gré de leurs passions, une foule de maîtres. 4 Ils détourneront l'oreille de la vérité, et se jetteront sur les fables. 5 Toi, sois prudent en toute occasion, patient dans la souffrance, fais l'œuvre d'un prédicateur de l'Évangile, et consacre-toi à ton ministère.

Réponse A: Saint Jean; Réponse B: Saint Pierre; Réponse C: Saint Paul; Réponse D: Saint Augustin.

La bonne réponse est la réponse C: Saint Paul.

Savez-vous dans quelle épitre? A: Ière épitre à Timothée; B: IIème épitre à Timothée; C: Épitre à Philémon; D: Épitre à Tite.

La bonne réponse est la réponse B: IIème épitre à Timothée, chapitre IV, versets 3 à 5.

BRÈVE EXPLICATION DE L'AVE MARIA

BRÈVE EXPLICATION DE L’AVE MARIA
Par Saint Louis de Montfort
SALUTATION ANGÉLIQUE
Il y a un cantique ancien et un cantique nouveau. L’ancien est celui que les Israélites ont chanté en reconnaissance de la création, de la conservation, de la délivrance de leur captivité, du passage de la mer Rouge, de la manne et de toutes les autres faveurs du Ciel, Le cantique nouveau est celui que les Chrétiens chantent en actions de grâces de l’Incarnation et de la Rédemption. Comme ces prodiges ont été accomplis par le salut Angélique, nous répétons ce même salut pour remercier la Très Sainte Trinité de Ses bienfaits inestimables. Nous louons DIEU le Père de ce qu’Il a tant aimé le monde, qu’Il lui a donné Son Fils unique pour Sauveur. Nous bénissons le Fils de ce qu’Il est descendu du Ciel sur la terre, de ce qu’Il s’est fait homme et de ce qu’Il nous a rachetés. Nous glorifions le Saint-Esprit de ce qu’Il a formé dans le sein de la Sainte Vierge ce Corps très pur qui a été la victime de nos péchés. C’est dans cet esprit de reconnaissance que nous devons réciter le Salut Angélique, produisant des actes de foi, d’espérance, d’amour et d’actions de grâces pour ce bienfait de notre salut.
De même que la Sainte Vierge, par son beau cantique Magnificat, renvoya à DIEU les louanges et les bénédictions que lui donna Sainte Élisabeth sur son éminente dignité de Mère du Seigneur, de même elle renvoie promptement à DIEU les éloges et les bénédictions que nous lui donnons par le Salut Angélique.
Si la Salutation Angélique rend gloire à la Sainte-Trinité, elle est aussi la louange la plus parfaite que nous puissions adresser à Marie.
Sainte Mechtilde, désirant savoir par quel moyen elle pourrait mieux témoigner la tendresse de sa dévotion à la Mère de DIEU, fut ravie en esprit ; et sur cette pensée, la Sainte Vierge lui apparut portant sur son sein la Salutation Angélique écrite en lettres d’or et lui dit : « Sachez, ma fille, que personne ne peut m’honorer par un salut plus agréable que celui que m’a fait présenter la Très Adorable Trinité et par lequel elle m’a élevé à la dignité de Mère de DIEU. Par le mot ‘Ave’, qui est le nom d’Ève, Eva, j’appris que DIEU par Sa Toute-Puissance, m’avait préservée de tout péché et des misères auxquelles la première femme fut sujette.
Le nom de ‘Marie’, qui signifie dame de lumière, marque que DIEU m’a remplie de sagesse et de lumière, comme un astre brillant, pour éclairer le Ciel et la terre.
Ces mots : ‘pleine de grâces’ me représentent que le Saint-Esprit m’a comblée de tant de grâces que je puis en faire part abondamment à ceux qui en demandent par ma médiation.
En disant : ‘le Seigneur est avec vous’, on me renouvelle la joie ineffable que je ressentis lorsque le Verbe éternel s’incarna dans mon sein.
Quand on me dit : ‘vous êtes bénie entre toutes les femmes’, je loue la divine miséricorde qui m’a élevée à ce haut degré de bonheur.
À ces paroles : ‘Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni’, tout le Ciel se réjouit avec moi de voir Jésus mon Fils adoré et glorifié pour avoir sauvé les hommes.’
Êtes-vous dans la misère du péché ? Invoquez la divine Marie, dites-lui : Ave, qui veut dire : je vous salue dans un très profond respect, ô vous qui êtes sans péché et sans malheur. Elle vous délivrera du mal de vos péchés.
Êtes-vous dans les ténèbres de l’ignorance ou de l’erreur ? Venez à Marie, dites-lui : Ave Maria. C’est-à-dire Illuminée des rayons du soleil de justice ; et elle vous fera part de ses lumières.
Êtes-vous égaré du chemin du Ciel ? Invoquez Marie, qui veut dire : Étoile de la mer et l’étoile polaire qui guide notre navigation en ce monde, et elle vous conduira au port du salut éternel.
Êtes-vous dans l’affliction ? Ayez recours à Marie qui veut dire : mer amère qui a été remplie d’amertume en ce monde et qui est présentement changée dans une mer de pures douceurs au Ciel ; elle convertira votre tristesse en joie et vos afflictions en consolations.
Avez-vous perdu la grâce ? Honorez l’abondance des grâces dont DIEU a rempli la Sainte Vierge, dites-lui :
‘Pleine de grâces’ et de tous les dons du Saint-Esprit et elle vous fera part de ses grâces.
Êtes-vous seul, privé de la protection de DIEU, adressez-vous à Marie, dites-lui : ‘Le Seigneur est avec vous’ plus noblement et intimement que dans les justes et les Saints, car vous êtes une même chose avec Lui, étant votre Fils, sa chair est votre chair, vous êtes avec le Seigneur par une très parfaite ressemblance et par une mutuelle charité ; car vous êtes sa Mère. Dites-lui enfin : Toute la Très Sainte Trinité est avec vous dont vous êtes le Temple précieux ; et elle vous remettra sous la protection et sauvegarde de DIEU.
Êtes-vous devenu l’objet de la malédiction de DIEU ? Dites : ‘ Vous êtes bénie par-dessus toutes les femmes’ et de toutes les nations, pour votre pureté et votre fécondité ; vous avez changé la malédiction divine en bénédiction ; et elle vous bénira.
Avez-vous faim du pain de la grâce et du pain de vie ? Approchez de celle qui a porté le pain vivant qui est descendu du Ciel, dites-lui : ‘Le fruit de votre ventre soit béni’, lequel vous avez conçu sans nul déchet de votre virginité, que vous avez porté sans peine et enfanté sans douleur. ‘Jésus’ soit béni qui a racheté le monde captif, guéri le monde malade, ressuscité l’homme mort, ramené l’homme banni, justifié l’homme criminel, sauvé l’homme damné. Sans doute votre âme sera rassasiée du pain de la grâce en cette vie et de la gloire éternelle en l’autre. Amen.
Concluez votre prière avec l’Église et dites :
‘Sainte Marie’, Sainte au corps et en l’âme, Sainte par un dévouement singulier et éternel au service de DIEU, Sainte en qualité de Mère de DIEU qui vous a douée d’une éminente Sainteté, convenable à cette dignité infinie.
‘Mère de DIEU’, qui êtes aussi notre Mère, notre Avocate et Médiatrice, la Trésorière et Dispensatrice des grâces de DIEU, procurez-nous promptement le pardon de nos péchés et notre réconciliation avec la Divine Majesté.
‘Priez pour nous pécheurs’, vous qui avez tant de compassion des misérables, qui ne méprisez et ne rebutez point les pécheurs sans lesquels vous ne seriez pas la Mère du Sauveur.
‘Priez pour nous maintenant’, pendant le temps de cette vie courte, fragile et misérable, ‘maintenant’, car nous n’avons d’assuré que ce moment présent, maintenant que nous sommes attaqués et environnés nuit et jour d’ennemis puissants et cruels.
‘Et à l’heure de notre mort’, si terrible et si périlleuse, où nos forces sont épuisées, où nos esprits et nos corps sont abattus par la douleur et la crainte ; à l’heure de notre mort que satan redouble ses efforts afin de nous perdre pour jamais ; à cette heure que ce sera la décision de notre sort pour toute l’éternité bienheureuse ou malheureuse. Venez au secours de vos pauvres enfants, ô Mère pitoyable, ô l’avocate et le refuge des pécheurs, chassez loin de nous, à l’heure de la mort, les démons nos accusateurs et nos ennemis, dont l’aspect effroyable nous épouvante. Venez nous éclairer dans les ténèbres de la mort. Conduisez-nous, accompagnez-nous au tribunal de notre juge, votre Fils ; intercédez pour nous afin qu’Il nous pardonne et nous reçoive au nombre de vos élus dans le séjour de la gloire éternelle. ‘Amen.’
Ainsi soit-il.